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Nouveauté aux éditions Média-plus

Assia Djebar: le manuscrit inachevé

Les éditions Média-Plus de Constantine continuent d’abreuver leurs lecteurs avec des nouveautés qui sont, à chaque fois, à la hauteur des attentes et aussi, des œuvres dignes d’intérêt.

Yassine Hannachi, directeur de cette maison d'édition et ancien journaliste, est un véritable connaisseur en la matière.
En dépit des conséquences néfastes de la crise sanitaire engendrée par la pandémie de la Covid-19 et qui a impacté très négativement le marché du livre de manière générale, les éditions Média-Plus, à l'instar de quelques autres maisons d'édition algériennes, continuent de relever le défi en ne baissant pas les bras. C'est ce que prouve le fait que la maison d'édition que dirige Yassine Hannachi vient de rebondir avec des nouveautés en dépit du fait que la page de la pandémie n'est pas encore, totalement tournée.
Les éditions Média-Plus viennent, en effet, de mettre sur le marché plusieurs nouveaux livres dont celui consacré à l'une des plus grandes écrivaines francophones, à savoir Assia Djebar.
Ecrivaine majeure de la littérature francophone
Un ouvrage de 240 pages signé par Mireille Calle-Gruber et Anaïs Frantz.
L'éditeur précise que cet ouvrage apporte un éclairage tout à fait nouveau sur l'écriture d'Assia Djebar, écrivain majeur de la littérature francophone, élue à l'Académie française en 2005, en publiant un texte inédit, manuscrit inachevé qui devait s'intituler «Les Larmes d'Augustin» et constituer un «Quatuor algérien» avec les trois romans précédemment publiés.
Il s'agit de «L'Amour, la fantasia», «Ombre sultane» et «Vaste est la prison».
Au centre du volume: le manuscrit des trois premiers chapitres du roman, qui ne s'appellera jamais «Les Larmes d'Augustin». «Et un mystère: celui de l'inachèvement de ce texte, écrit et projeté pendant vingt ans, dont il semble que l'architecture soit demeurée indécise», est-il encore précisé.
L'éditeur ajoute que, publier un tel document, c'est instituer le manuscrit en archive, c'est-à-dire en assurer la transmission et l'héritage, en le donnant aux lectures à venir.
Un objet de recherche
«Faire lire un manuscrit inachevé, c'est aussi s'obliger à en respecter l'inachèvement, c'est-à-dire l'accompagner d'une réflexion critique méthodologique.
Par quoi il devient objet de recherche», est-il encore indiqué. Depuis sa rencontre avec Assia Djebar, en 1987, Mireille Calle-Gruber a accompagné l'oeuvre de l'écrivain par la publication d'études (Assia Djebar ou la résistance de l'écriture, 2001; Assia Djebar, ministère des Affaires étrangères, 2006) et de colloques (dont le colloque de la Maison des écrivains à Paris, en collaboration avec l'Académie royale de Belgique, 2005, et le colloque de Cerisy, publié aux PSN, en 2010), mais aussi d'inédits d'Assia Djebar et d'entretiens avec elle. Elle a prononcé la Laudatio d'Assia Djebar lors de la remise du doctorat honoris causa de l'université d'Osnabrück à l'écrivaine.
Assia Djebar projetait de tourner un film sur le roman de Mireille Calle-Gruber: «Tombeau d'Akhnaton». Il faut préciser que Anaïs Frantz enseigne la littérature et les études de genre à Paris.
Chercheure associée de l'Item/Cnrs où elle travaille sur les manuscrits de Violette Leduc, elle a également publié plusieurs ouvrages avec Mireille Calle-Gruber dont «Politique et poétique du genre dans les migrations» et «Femmes entre les deux rives de la Méditerranée».
Le vrai nom de l'écrivaine Assia Djebar est Fatima-Zohra Imalayène. Elle a vu le jour le 30 juin 1936 à Cherchell et elle est décédée à Paris le 6 février 2015. Elle a publié des romans, des nouvelles et des essais. Parmi ses romans les plus connus, on peut citer «Loin de Médine», «Les enfants du nouveau monde», «Les alouettes naïves» et «Vaste est la prison».

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