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Festival culturel national de la poésie Melhoun

Un programme qui promet

La 8ème édition du festival aura lieu les 16, 17 et 18 décembre 2021 à la Maison de la culture Ould Abderrahmane-Kaki de Mostaganem…

La huitième édition du Festival national de la poésie melhoun dédiée à Cheikh Sidi Lakhdar Benkhlouf aura lieu les 16, 17 et 18 décembre 2021 à la Maison de la culture Ould Abderrahmane Kaki de Mostaganem.
Pour plus amples informations, à noter qu'une conférence de presse se tiendra le 11 décembre 2021 à 11heures à la Bibliothèque principale de la lecture publique de Mostaganem Docteur Hadj Moulay-Belhamici. «Nous tenons à vous rappeler que cette édition se tiendra dans des conditions tout à fait particulières, car outre la Covid-19, il y a cet aspect du défi auquel nous devons faire face au dessein bien avoué des autorités d'un pays voisin à s'approprier, une fois encore, la paternité du genre poétique melhoun, ce fond patrimonial immatériel, authentiquement algérien. Ce patrimoine qui constitue une partie non négligeable de la culture populaire de notre pays a toujours été ce grand réservoir de connaissance socioculturelle des abysses de notre nation», peut-on lire dans le communiqué de presse.
Un programmez riche et varié
Le programme de ce festival se veut d'ores et déjà riche et varié et comprendra différentes activités.
On notera,particulièrement une journée d'études qui aura pour thème: «La poésie populaire dite melhoun: un patrimoine immatériel algérien».
Aussi, se tiendra une série de déclamations poétiques dites par une trentaine de poètes du melhoun en provenance d'une grande partie du territoire national. Auront lieu également, une production et une projection d'un film documentaire sur la vie et l'oeuvre du grand poète populaire originaire de Mascara,
«Cheikh El Habib Benguenoun (1761 - 1864).» Au menu aussi une prestation des cheikhs de la chanson bédouine et interprètes chanteurs de chaâbi et de hawzi d'envergure nationale. Se tiendra une exposition- vente de livres en rapport avec le patrimoine immatériel algérien. À cette occasion, sera éditée le 8ème numéro de la revue culturelle «La lettre du melhoun algérien».
«Prince des bardes du Dahra»
Cette édition verra aussi la publication d'un recueil des actes de la journée d'études «La poésie populaire dite melhoun: un patrimoine immatériel algérien». Ceci constitue pour le moment, nous précise-t-on du
«lot du programme établi pour cette circonstance.» Il faut rappeler que l'événement sera échafaudé, en tenant compte du strict respect des mesures sanitaires imposées par la conjoncture. Pour rappel, Sidi Lakhdar Benkhlouf est un barde mystique du XVIème siècle.
Dans «le Dictionnaire des musiciens et interprètes algériens», Achour Cheurfi nous apprend que Sidi Lakehal b. Abdallah b. Khelouf, prince des bardes du Dahra, plus connu sous le nom de Sidi Lakhdar Benkhlouf, fut un brillant panégyriste du Prophète (Qsssl) et l'un des rares auteurs qui se soit spécialisés dans le madih. Son renom qui a dépassé les limites du pays des Beni Chougran et de Mascara où il a vécu est dû à la fécondité de son talent et aux pièces élogieuses qu'il a composées en l'honneur du Prophète (Qsssl) et à un poème divinatoire du genre Malahim. Aucune date de naissance ou de décès n'est précisée à son sujet par les auteurs de recueils de poésie.
Le Prophète(Qsssl) lui aurait dit en songe de changer son prénom El Akhal (Noir) en Akhdar (vert). Sa famille, originaire de Seguiet El Hamra, s'est établie dans le Dahra, chez les Maghraouas, au XIVème siècle.
Né dans les campagnes du Dahra, le jeune Belkacem Lakhdar Ben Abdallah Benkhelouf apprit, très jeune, le Coran par coeur. Sans doute, les déplacements de la famille du barde et ses migrations dans les plateaux du Dahra sont-elles dues au fait que cette région a connu depuis l'avènement de la puissance ottomane une situation conflictuelle très violente opposant tribus locales aux autorités de l'époque, particulièrement la ville de Ténès et ses environs qui étaient sous protectorat espagnol et l'Emir Yahia Ziani jusqu'en 1516, date à laquelle elle fut reprise par les musulmans sous le commandement de Kheireddine Bacha. Parmi les familles migrantes, figurait celle de Benkhelouf.
Lakhdar n'était à ce moment-là qu'un enfant qui, d'ailleurs, se rappelle très bien les difficultés rencontrées par son père, soulignant plus tard que son aïeul appartenait à la tribu des «Azafriya».
Abdallah passa toute sa jeunesse à Mazagran (localité située dans la banlieue de Mostaganem) et participa à la bataille qui porte ce nom contre les Espagnols et qui a eu lieu le 26 aout 1558.».
Une célébrité dans une famille pauvre
«Dans une qacida célèbre, il relata avec précision les péripéties de cette bataille. Après la cinquantaine il entreprend un voyage à Tlemcen où il se rendit auprès de Cheikh Abou Mohamed Abdelhak Ben Abderrahamane Ben Abdellah El Azdari El Ichbili, plus connu sous le nom de Sidi Boumediene. Après ce contact intellectuellement très fructueux, le poète s'imprégna du mouvement religieux existant à l'époque et va de ce fait se consacrer entièrement au culte, à la dévotion et à la spiritualité. Après son retour de ce voyage, il prend la décision de quitter, en compagnie de sa famille, la ville de Mazagran et la poésie lyrique pour se fixer dans une localité où vécurent ses oncles Ouled Brahim (Ouled Aïn Brahim, située à une vingtaine de kilomètres de Mostaganem). Là, il s'affirme en illustre panégyriste du Prophète(Qsssl), Orphelin de père très jeune, il chérissait de manière particulière sa mère Kella. Il aurait vécu 125 ans. Malgré la célébrité du poète, la famille Benkhlouf vivait dans la pauvreté totale.
Le barde a été enterré au douar qui porte son nom: Sidi Lakhdar (wilaya de Mostaganem). Trop pauvre pour entreprendre le pèlerinage, il eut d'extraordinaires compensations. Il aurait vu en rêve quatre-vingt-dix-neuf fois, le prophète Mohamed(Qsssl), l'unique objet de son amour, qui lui a même accordé une centième faveur: venir le voir ave ses dix compagnons «dans la réalité et non plus en rêve» (Fel Yaqda La Fel Mnam).
Ainsi qu'il en avait fait le serment dans le poème de deux cents vers qui commence ainsi: Ya Taj El Anbia I-kram... Mohamed Bekhoucha rassembla 31 pièces du barde qu'il publia, en 1985, à Rabat sous le titre Diwan de Sidi Lakhdar Ben Khlouf.» 

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