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Les convoyeurs algériens dans la campagne de Madagascar 1895, de Mustapha hadj ali

Une nouvelle page d’histoire racontée

L’écrivain et historien Mustapha Hadj Ali continue de nous faire découvrir des pages méconnues, mais importantes de notre histoire.

Cette fois, il revient avec un livre ayant pour titre: «Les convoyeurs algériens dans la campagne de Madagascar 1895» (éditions El Amel). Dans cet ouvrage, Mustapha Hadj Ali traite d'un sujet inexploré. Il s'agit de celui inhérent aux 5700 convoyeurs algériens enrôlés dans la campagne de Madagascar de 1895. 4000 mulets de réquisition étaient aussi du voyage. Leur rôle, une fois sur l'Ile au sol rougeâtre, était la conduite de ces bêtes attelées chacune à un chariot hippomobile, précise l'auteur. Ce dernier explique que les concernés devaient acheminer depuis Majunga (port de débarquement) jusqu'à Tananarive sur un trajet de 600 kms. La campagne en question dura neuf longs mois dans cette grande ile au climat tropical. La chaleur, l'épuisement, les maladies firent que 2344 convoyeurs étaient portés morts ou disparus à la fin de la campagne. Pour écrire ce livre, Mustapha Hadj Ali a effectué un minutieux travail de recherche. Un travail titanesque lui ayant permis de collecter un maximum d'informations et de détails concernant ce sujet. L'auteur s'est servi d'une riche bibliographie comprenant livres, journaux, bulletins, archives, revues, sites électroniques, etc. en plus du témoignage du journaliste Mohand Arezki Himeur. L'auteur revient sur les contextes dans lesquels la France a pris possession de Madagascar en 1818. L'auteur revient aussi sur la campagne de recrutement de convoyeurs en Algérie en précisant qu'elle était basée sur des offres alléchantes «pour des individus parfaitement ciblées»: accablés par les impôts annuels. Il s'agit aussi de personnes acculées par des années de disettes dues aux calamités naturelles entre 1867 et 1869: choléra, sécheresse et invasion de sauterelles. Il y a eu la répression survenue au lendemain de l'insurrection de 1871. La terre étant leur moyen d'existence, la campagne de dépossession avait conduit les populations algériennes à une misère sans nom et même à la mort d'inanition de milliers d'individus, précise encore Hadj Ali. Cette situation de misère totale fut d'ailleurs décrite par les poètes de l'époque dont le poète Smail Azzikiou: «cette funeste situation fit qu'ils étaient prêts à s'engager dans la campagne de Madagascar, puisse-t-elle être meurtrière». Mustapha Hadj Ali rebondit sur l'ensemble des étapes de cette expédition tout en livrant au lecteur les différents contextes de l'époque. Mustapha Hadj Ali est un écrivain né le 15 octobre 1961 à Ait Baouaddou (Ouadhias) dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il est l'auteur de plusieurs livres traitant de l'histoire des déportations d'Algériens vers les bagnes coloniaux français d'outre-mer: Cayenne, Nouvelle-Calédonie et Obock ainsi que dans les dépôts insulaires de la France métropolitaine: ile Sainte Marguerite, Calvi, Corte, Sète, Fort Brescou, Toulon et Ile de Ré. Après «La bagnards algériens de Cayenne», Mustapha Hadj Ali a publié en 2019 «Les Algériens en Nouvelle- Calédonie, l'insurrection de 1871» puis «Des révoltes populaires aux déportations», «Prisons et camps de la guerre d'Algérie» ainsi qu'un roman, également historique: «L'évadé de Cayenne».

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