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937.000 b/j de pétrole et 40 milliards de m3 exportés en 2020

Attar recadre Bloomberg

La baisse des revenus pétroliers et gaziers de l’Algérie n’en fait plus un «pays pétrolier», a écrit l’agence pétrolière.

L'Algérie est la cible d'attaques tous azimuts. Cette fois c'est le secteur des hydrocarbures, coeur de son économie qui est au bout de la ligne de mire. Dans 10 ans l'Algérie sera incapable d'exporter du brut, prédit l'agence de presse financière Bloomberg qui se base sur les déclarations d'experts algériens et d'anciens responsables mettant en garde contre la diminution de la capacité d'exportation du pays. Selon les chiffres de l'agence américaine les exportations de gaz naturel brut et liquéfié ont chuté d'environ 30% en 2020.
Les ventes de pétrole à l'étranger sont tombées à seulement 290 000 barils par jour le mois dernier, soit 36% de moins qu'en décembre et le plus petit chiffre depuis au moins 2017, ajoute-t-elle. Faux! L'Algérie a exporté, en 2020, quelque 937000 barils/jour de pétrole et 40 milliards de mètres cubes de gaz, a indiqué, jeudi à Alger, le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar, infirmant les chiffres «erronés» relayés par Bloomberg.
«Les exportations de pétrole et de ses dérivés n'ont pas enregistré de baisse de 290 000 b/j comme rapporté par certains milieux», a déclaré, jeudi, le président sortant de l'Opep, lors d'une séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales.
«Les exportations de l'Algérie, en 2020, ont atteint 937000 b/j de pétrole et 40 milliards de mètres cubes de gaz, en dépit de la crise sanitaire», a-t-il assuré.
Les exportations de l'Algérie englobent 677000 b/j de pétrole brut et 80000 b/j de condensat, soit 180000 b/j de pétrole, a-t-il précisé, rappelant, au passage que les recettes s'élèvent à 20,2 milliards de dollars, dont 13,2 milliards de dollars pour le pétrole et 7 milliards de dollars pour le gaz. «Ces chiffres, exacts sont publiés sur le site du ministère depuis la première semaine de l'année», a souligné Abdelmadjid Attar, courroucé par ces statistiques tronquées répercutées par des médias étrangers.
«La publication de ces chiffres, sans fondement, cache des intentions malveillantes» a-t-il asséné. Cela s'apparente en effet à une campagne qui vise à donner de l'Algérie l'image d'un pays en proie à la faillite qui conduirait à des troubles sociaux irréversibles.
Le maintien des dépenses sociales «sera essentiel pour éviter les manifestations de masse», a déclaré Bill Farren-Price, directeur de la société de recherche énergétique Enverus sollicité par Bloomberg. Des propos alarmistes que ni la Banque mondiale ni le FMI, réputés pour la rigueur de leurs estimations, n'ont formulé dans leurs derniers rapports.
La BM prévoit, dans sa dernière note de conjoncture sur l'Algérie, intitulée «Traverser la pandémie de Covid-19, engager les réformes structurelles-automne 2020», une croissance économique de 3,8% en 2021, proche de celle avancée par le gouvernement qui table sur 4%, contre une décroissance en 2020, induite par le coronavirus et ses conséquences sur l'économie et l'emploi.
La production de pétrole brut attendue est de 955 millions de barils/jour contre une production de 885 mbj en 2020, alors que les exportations de pétrole brut devraient s'élever de 388,5 mbj (contre 363,8 mbj), selon la note de la Banque mondiale qui souligne que le prix d'exportation du pétrole algérien devrait atteindre 42 dollars en 2021 contre 40,4 dollars en 2020. Bloomberg en particulier, les médias étrangers en général, auraient dû s'y référer avant d'esquisser leur scénario «catastrophe» pour l'Algérie.

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