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Les services du ministère des Finances engagent des mesures pour combattre la richesse illicite

Chasse aux fortunes mal acquises

Seul le travail est en mesure de produire de la richesse dans toutes ses expressions. S’enrichir n’est pas un crime, mais cela doit être la quintessence d’un travail et un investissement en bonne et due forme.

La crise politique du pays est la résultante d'une richesse éhontée. Cette richesse et cet embourgeoisement mirifique n'ont pas été l'oeuvre d'un effort et travail relevant de l'accumulation, mais bien d'une culture qui s'est enracinée depuis plusieurs décades, à savoir la culture de la prédation à grande échelle.
La saignée qui a frappé le pays est le produit des pratiques dignes d'une jacquerie à ciel ouvert. C'est cette réalité amère qui a poussé les Algériennes et les Algériens à ne plus se taire et fermer leurs yeux sur un phénomène qui frise l'invraisemblable.
L'une des raisons qui ont précipité l'irruption du tsunami du 22 février 2019, c'est bien cette montée fulgurante et abracadabrante d'une caste d'oligarques sans foi ni loi. Une caste qui s'est embourgeoisée dans un laps de temps record. Les signes extérieurs de la richesse avaient vite montré le fossé qui existe entre l'Algérie réelle et profonde qui se débat dans le dénuement et la précarité extrême et la kyrielle qui profite des deniers publics d'une manière illicite qui suscite l'ire de la majorité des Algériens livrée à la paupérisation et la vulnérabilité sociale.
La richesse n'est pas une tare ou elle est entourée d'une connotation péjorative, bien au contraire, il va sans dire que l'accumulation primitive est source de toute richesse financière, économique et autres. Mais que la richesse s'exprime sur la base de la prédation et des liens de népotisme et de clientélisme les plus sournois, cela devient un crime qui doit être puni sans scrupules.
L'Algérie fait face à ce fléau des «nouveaux riches» qui pullulent comme des champignons. L'Etat doit intervenir en bonne et due forme pour remettre de l'ordre à ce niveau. Toute richesse doit être suivie d'une traçabilité en mesure de déterminer la nature et les voies qui ont mené vers cette richesse douteuse et faramineuse.
Les services du ministère des Finances viennent d'annoncer une batterie de mesures pour connaître et déterminer la nature de la richesse dont se pavanent beaucoup de riches qui sont apparus d'une manière sporadique durant les dernières années. L'impôt sur la richesse et des enquêtes sur l'acquisition des biens dépassant l'entendement, sont des leviers en mesure de mettre un terme à ce fléau rarissime dans les annales politiques depuis l'indépendance du pays.
Restituer les biens et les richesses spoliés par des «oligarques» via le détournement de la rente nationale et le vol caractérisé de deniers publics, c'est le fer de lance de l'opération consistant à lutter contre la richesse illégale et contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux à l'étranger. Cela ne veut pas dire qu'il faut verser dans l'acharnement et l'excès de zèle contre ceux qui triment réellement et apportent une plus-value pour le Trésor public et qui assurent le rôle de pourvoyeurs de richesse et d'emplois au plan économique et social. L'étape sera dure, ce n'est nullement une mince affaire, mais avec un peu de rigueur et de volonté politique, les choses pourraient revenir à la situation normale où le critère de la richesse sera déterminé par des artifices juridiques sévères pour ne plus reproduire les scènes ahurissantes qui ont jalonné le pays durant une période des plus funestes, abominables d'une poignée qui s'est imposée comme une véritable dictature de l'argent en recourant à des canaux mafieux et usant des institutions de l'Etat pour se faire des empires mirifiques.
L'une des exigences susceptible de faire sortir le pays de sa crise politique et économique profonde, c'est bien la lutte contre l'argent sale. La lutte doit être politique en premier lieu. C'est de cette manière que le changement va connaître son chemin sur des bases qui auront à installer le climat de confiance rompu entre gouvernants et gouvernés depuis des années. Seul le travail est en mesure de produire de la richesse dans toutes ses expressions. S'enrichir n'est pas un crime, mais cela doit être la quintessence d'un travail et un investissement en bonne et de forme.

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