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Le pétrole s’affiche au-dessus des 82 dollars

Le baril efface ses pertes

Le Brent de la mer du Nord progressait de 87 cents, hier, à 12h15, pour s’échanger à 82,79 dollars.

L'or noir repasse au vert. La déprime provoquée par la décision de l'Opep+ semble vouloir faire partie du passé. L'annonce de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses dix alliés dont la Russie de remettre des barils dès le mois d'octobre prochain a enfoncé les cours sous la barre des 80 dollars atteignant leur plus bas niveau depuis quatre mois. L'Alliance avait annoncé qu'elle entendait revenir progressivement, à partir d'octobre, sur 2,2 millions de barils par jour de coupes décidées unilatéralement par plusieurs membres. Ce qui a fait craindre pour l'équilibre entre offre et demande. Un «malentendu» qu'ils n'ont pas tardé à réparer pour reprendre leur marche en avant et effacer de façon significative leurs pertes. Les cours du pétrole ont en effet débuté la semaine lundi sur une nette hausse sous l'effet d'achats spéculatifs d'investisseurs qui se repositionnent sur un marché déséquilibré par la communication de l'Opep+. Le baril de la mer du Nord pour livraison en août a pris 2,51%, pour clôturer à 81,63 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (Wti) avec échéance en juillet s'est réévalué de 2,92%, à 77,74 dollars. Quelle est l'origine de cette poussée d'adrénaline? Les contrats «short», c'est-à-dire tablant sur un affaissement du prix du WTI ont atteint près du quadruple des contrats «longs», achetés par les traders qui croient, eux, à une montée des cours, explique dans son rapport hebdomadaire la Cftc Dans le régulateur des marchés américains à terme. Dès lors, certains des opérateurs spéculatifs positionnés à la baisse jusqu'ici se remettent à acheter de l'or noir, estimant que les cours atteignent des limites à la baisse et que leur marge de repli est désormais limitée. Il s'agit de la poursuite d'un ajustement entamé en fin de semaine dernière, après le trou d'air provoqué par la communication de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés de l'accord Opep+, note de son côté Matt Smith de Kpler. Les prix du pétrole poursuivront sur leur lancée mardi, enregistrant ainsi leur quatrième séance positive en cinq journées de cotation, avec toutefois moins d'intensité, le marché attendant des signes tangibles d'un raffermissement de la demande. Le baril de Brent de la mer du Nord terminera en hausse de 0,35%, à 81,92 dollars. La référence américaine, WTI, prendra 0,20%, à 77,90 dollars. L'or noir avait pourtant démarré du mauvais pied, digérant le bond de la veille. Mais les cours ont fini par s'extraire de leur torpeur, à la faveur de plusieurs publications.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a maintenu inchangées ses estimations de consommation mondiale de brut pour l'année en cours et pour 2025, dans la dernière édition de son rapport mensuel. L'Opep s'attend à ce que le secteur des services conserve son dynamisme au second semestre, «en particulier dans les voyages et le tourisme, ce qui devrait avoir un impact positif sur la demande de pétrole», est-il indiqué dans le document. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a relevé, de son côté sa projection de demande pour 2024, à 102,98 millions de barils par jour contre 102,84 en mai. Ces chiffres «soutiennent les cours pour l'instant», mais la situation reste fragile, selon John Kilduff, analyste d'Again Capital. «Maintenant, il nous faut des signes de la demande», prévient l'analyste, pour qui le rapport hebdomadaire de l'EIA sur les stocks américains de pétrole et produits raffinés, attendu mercredi, «va être très important pour le marché». Si les livraisons d'essence «tombent encore sous 9 millions de barils par jour, cela va assombrir le tableau et il sera difficile de préserver les gains récents», a-t-il ajouté. Les premières données allaient dans ce sens hier. L'API, la fédération des professionnels du secteur, a fait état d'une diminution des réserves commerciales de brut de 2,4 millions de barils par jour la semaine dernière, et de 2,5 millions de barils par jour pour l'essence.
La «baisse des stocks de pétrole brut est supérieure aux prévisions», fait remarquer Tamas Varga, analyste chez PVM Energy. Les prix n'en demandaient pas mieux. Le Brent de la mer du Nord progressait de 87 cents hier à 12h15 pour s'échanger à 82,79 dollars alors que le WTI gagnait 97 cents à 78,87 dollars. Et ce n'est probablement pas terminé... 

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