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L'opep+reconduit sa baisse de 2 millions de barils par jour

Le baril ne répond pas

Le Brent de la mer du Nord se dirigeait, hier, à 12h45 vers sa troisième séance de recul consécutif, affichant 81,94 dollars soit 0,23 dollar de moins que la veille.

Le suspense n'aura pas tenu en haleine le marché. L'affaire a été pliée mercredi. L'Opep+ a, en effet, suivi et entériné les recommandations de la 47ème réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (Jmmc), consacrée le 1er février à l'évaluation du niveau de respect des engagements volontaires de limitation de la production des pays de l'alliance «Opep hors Opep» pour le mois de décembre dernier. Les ministres participant à cette réunion du Jmmc, tenue par visioconférence, ont également examiné les conditions et les perspectives d'évolution à court terme du marché mondial du pétrole, a indiqué un communiqué des services du ministre de l'Énergie et des Mines qui a pris part à cette rencontre virtuelle qui s'est déroulée par visioconférence. «Comme il est d'usage, nous avons tout d'abord examiné le respect des engagements de limitation de la production des pays de la Déclaration de Coopération pour le mois de décembre 2022. Ainsi, sur la base des données mensuelles qui nous ont été présentées, nous avons relevé avec satisfaction que les pays de l'Opep+ ont pleinement respecté leur niveau de production requis et ce, conformément à la décision prise le 5 octobre dernier d'abaisser notre offre globale de 2 Mbj», a déclaré Mohamed Arkab à l'issue de ce rendez-vous. «Nous avons également échangé nos appréciations sur la situation actuelle du marché pétrolier international et ses perspectives d'évolution à court terme. Les développements récents observés sur le marché nous ont fortement confortés sur la justesse de nos décisions et sur les efforts que nous déployons collectivement pour en assurer la stabilité et l'équilibre», a ajouté le successeur de Abdelmadjid Attar.
La baisse décidée donc le 5 octobre 2022 reconduite le 4 décembre dernier a fait l'unanimité. L'Opep+ gardera ses quotas inchangés. Pas d'annonce surprise donc. Les analystes avaient parié sur ce scénario. «L'incertitude entourant les perspectives économiques mondiales étant susceptible d'assombrir les prévisions de la demande», explique Craig Erlam, d'Oanda, dans une note. Les analystes d'Eurasia Group s'attendaient à ce que le cartel maintienne inchangés ses quotas de production. «Le marché reste sous pression, les prix sont proches de la zone d'agrément de l'Opep et la plupart des signaux pointent vers le haut», avaient-ils argumenté. Les membres de l'Opep vont vouloir préserver l'équilibre du marché plutôt que de prendre des mesures qui pourraient provoquer des mouvements de prix marqués, selon eux.
Le statu quo de l'Opep «est déjà intégré» par les traders, avait affirmé Daniel Ghali, de TD Securities. Cette décision attendue de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés, dont la Russie, s'est avérée impuissante à enrayer la détérioration des prix de l'or noir qui s'apprêtaient, hier, à aligner une troisième séance de baisse consécutive. À 12h45, heure algérienne, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du pétrole algérien, pour livraison en avril, s'échangeait à 81,94 dollars soit 0,23 dollar de moins que la veille. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermédiate (WTI) pour livraison en mars refluait de 0,08 dollar pour se négocier à 75,85 dollars.
Un déclin imputé à l'inertie de la demande, aux Etats-Unis en particulier, aux stocks américains qui ont progressé durant six semaines d'affilée et au rebond du dollar. Le marché attend aussi des signes concrets de la réouverture de la Chine, premier pays importateur de brut au monde, à la suite de l'abandon de sa politique «zéro Covid». En attendant, l'or noir navigue dans le flou...

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