{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Le fils de Maurice Audin accuse

La «main invisible». Il vient d'obtenir la nationalité algérienne. Il est né deux mois avant la disparition de son père. Lui, c'est Pierre Audin, le fils du mathématicien Maurice Audin, mort, en 1957, sous la torture des parachutistes français pour son engagement pour l'indépendance de l'Algérie. Pierre Audin s'est exprimé, hier, sur un journal électronique pour dénoncer les décisions de l'état français «qui ne sont pas appliquées». Evoquant la visite, en 2018, du président français, Emmanuel Macron, au domicile de sa maman, Josette Audin, décédée depuis, il a déclaré en substance: «Le président (Macron, NDLR) annonçait une ouverture de toutes les archives concernant tous les disparus, français et algériens, civils et militaires, de la guerre d'indépendance. De plus, il faisait appel aux témoignages et aux archives privées. Cela signifiait que...les historiens allaient pouvoir chercher à savoir ce qui s'était passé. Mais visiblement, le président n'est pas écouté et ses décisions ne sont pas appliquées. Non seulement cette ouverture générale n'a pas eu lieu, mais les archives auxquelles les historiens pouvaient déjà accéder se sont refermées depuis décembre et janvier». Et de s'interroger: «Qui a le pouvoir d'empêcher les historiens de travailler comme l'avait promis le président? Le Sgdsn, un service du Premier ministre, qui donne des instructions contraires à la loi. La perspective de savoir ce qui a été fait de la dépouille de Maurice Audin s'éloigne de nouveau.» Voilà qui pose, ou plutôt qui re-pose la question sur la relation compliquée qu'entretient la France avec son histoire coloniale en Algérie. De tout temps, en effet, l'autorité de l'Etat français s'est brisée devant des forces occultes qui de l'intérieur même de la République bloquent tout ce qui peut aller dans le sens d'une relation apaisée avec l'Algérie. Pour ne prendre que la période de la Vème République, de De Gaulle qui avait pour Premier ministre Michel Debré, un partisan de l'Algérie française, jusqu'à Chirac qui a dû abandonner le projet du traité d'amitié décidé avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le président Macron ne pouvait pas échapper à ces forces qui veillent à maintenir la France et l'Algérie dans une position de confrontation. Aujourd'hui comme hier, les réseaux de «l'Algérie française» sont très actifs avec des ramifications bien au-delà des frontières françaises. Pierre Audin n'aborde que les archives!

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours