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Libéré de toute contrainte électorale, puisqu'il entame son second et dernier quinquennat, le président français, Emmanuel Macron veut marquer de son empreinte les relations entre l'Algérie et la France par une réconciliation historique. Cette visite officielle de trois jours revêt un double caractère: il s'agit de retrouvailles pour Macron qui avait fait de l'Algérie, en décembre 2017, son premier voyage officiel hors de l'Europe. C'est également un clap pour un nouveau démarrage d'une relation qui a traversé de graves zones de turbulence.«Des perspectives prometteuses pour améliorer un partenariat spécial», souligne le président Tebboune. « Une page nouvelle qui s'écrit dans la relation bilatérale», renchérit Macron. La question mémorielle, les visas, la circulation des personnes, la situation sécuritaire au Sahel, la lutte contre le djihadisme et la coopération militaire ont été abordés «sans tabous» par les deux présidents. De tous ces dossiers brûlants, la question gazière n'a pas été évoquée en public. Même si le président Macron s'est défendu d'être allé quémander du gaz en Algérie, soulignant son faible poids dans le mix énergétique français (environ 20%).
Le gaz algérien n'est «vraiment pas l'objet de la visite» et il n'y aura «pas d'annonces de grands contrats», a soutenu l'Élysée. Une déclaration démentie sur le terrain puisque la patronne du géant énergétique Engie, Catherine MacGregor, fait partie de la délégation qui a accompagné le président en Algérie. Mieux encore, les derniers chiffres de la direction générale du Trésor français montrent une intensification des achats d'hydrocarbures algériens.. Rien que pour le gaz naturel, les importations sont en augmentation de 168%.
Le dossier du gaz reste un des éléments clés de cette visite et on ne peut pas l'effacer d'un revers de la main, surtout dans un contexte de pénurie énergétique mondiale. Prise à la gorge comme toute l'Europe, la France cherche à sécuriser suffisamment son approvisionnement en gaz naturel face au conflit en Ukraine. Il est clair que cette visite est venue clore un long processus de négociations serrées en amont avec les hauts responsables et les diplomates des deux pays et la question gazière a été très largement détaillée lors des discussions en coulisses. En décidant de ne pas aborder publiquement ce dossier, les autorités françaises ont certainement des raisons objectives, surtout que le président Macron n'est pas venu en Algérie en tant que représentant de l'Europe. Et puis, n'est-il pas dit qu'on ne parle jamais de corde dans la maison d'un pendu?

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