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Ces enfants victimes...

Les procès en correctionnelle donnent souvent naissance à des scènes diverses et incroyables,voire douloureuses, qui vous fendent carrément, le coeur!

El Khoudeir. G. inculpé de non-paiement de pension alimentaire, fait prévu et puni par l'article 330 du Code pénal, était franchement dans un état lamentable, lorsqu'il s'était présenté à la barre en qualité de détenu. Son état était dû surtout au fait que dans les milieux qu'il fréquentait, son image de type «bien sous tous rapports,» s'était subitement, et rudement dégradée!
Les premières victimes de son hideux comportement, étaient ses propres enfants! Lui qui a fait de son image, son tremplin pour approcher les personnalités les plus en vue au bled, voilà sa propre image rendue floue par un comportement qui n'avait rien à voir avec son éducation! Au lieu de mieux entretenir son aura, voilà que l'abandon de famille est venu zébrer, ses relations avec les enfants qui ne comprennent pas encore ce qui était arrivé à leurs parents.
Le juge, lui, veut soulever l'abandon d'enfants, un point, c'est tout! Ne l'oublions pas, ces cas ont poussé le législateur à ne s'intéresser qu'au devenir immédiat des enfants abandonnés par le parent qui a la charge des gamins! El Khoudheir. G. La trentaine largement dépassée, est devant le juge de la section correctionnelle pour «abandon de famille» fait prévu et puni par l'article 330 du Code pénal. Il a deux filles et deux garçons de 11, 7, 5, et 3 ans! Divorcé d'avec Sabiha. L. depuis trois années, il n'a plus revu ses enfants, car entre-temps, il y a eu l'intrusion du «Covid-19» et le chapelet d'interdits qui a suivi la pandémie. Ne pas pouvoir voir ses enfants, passe, mais les laisser sans le dinar, «car, dira-t-il en guise de défense, leur maman est chef de service dans une solide entreprise privée, donc de pouvoir les élever comme elle l'entend, est en soi un acte
répréhensible, et même condamnable!» L'assistance était restée coi devant un tel argument, et les murmures de désapprobation, étaient rois pendant une bonne minute! Pourtant, la loi sur la pension alimentaire, est sans équivoque: le père de famille a la charge des enfants jusqu'à la majorité, pour les garçons, et jusqu'au mariage, pour les filles»! «Attendez - vous qu'une âme charitable prenne en charge vos quatre enfants?» dit, du haut de son pupitre, le procureur, avec un sourire, qui en dit long sur les intentions du juge! le détenu sourit. La dame grimace.
D'ailleurs, Sabiha ne fait que grimacer depuis qu'elle a vu un agent accompagner son mari du box des accusés à la barre. Le juge pose alors la bonne question: «Quel est le montant de la pension alimentaire»
- Quarante mille dinars,répond à haute voix, l'inculpé qui a droit à une autre question dont la réponse - propriétaire foncier - de plusieurs magasins, fait siffloter quelqu'un parmi l'assistance:
-«Madame, soyez raisonnables! Nous sommes ici pour l'abandon de famille, et rien d'autres! Cessez vos attaques indignes car en accusant ainsi votre mari, vous risquez d'éclabousser toute votre famille. Les gens sont machinalement méchants et peuvent vous prendre à votre propre jeu de massacre! Est - ce compris, madame? Pensez à vos petits enfants, à leur avenir, au moment où ils iront à l'école aussi, à votre stature, tout comme à votre statut devant les terribles voisins qui ne sont pas tous des anges!»
Le juge invite le procureur à effectuer ses demandes. Le tout jeune parquetier, se lève, et entame un court réquisitoire au cours duquel il a affirmé que l'inculpé jouait, en vain, la mauvaise foi. «Il savait qu'elle a déposé plainte. Il savait que ses enfants avaient besoin de leur père et de ses dinars, mais, il restait de glace, voulant à tout prix que son ex. se débrouillât plus qu'il ne fallait, pour ses gosse n'aient pas besoin des autres! Nous réclamons la plus sévère application de la loi et le versement de la somme due aux gamins, qui finalement ne récupéreront que ce qui leur est dû!
La bonne dame a demandé cent quinze millions de dinars

De Quoi j'me Mêle

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