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Guerre secrète contre la CPI

Dans une enquête surprenante parue hier sur le site israélo-palestinien +972 Magazine, on apprend que l'entité sioniste effectue, «depuis près d'une décennie», une surveillance étroite de certains responsables de la Cour pénale internationale (CPI) dans le but de contrecarrer toute velléité d'enquête sur ses crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans les territoires palestiniens occupés. Menée conjointement par le quotidien britannique The Gardian et deux médias israéliens, cette enquête majeure insiste sur l'objectif principal qui est de torpiller par avance toute émission de mandats d'arrêt contre des dirigeants sionistes, comme vient de le faire le procureur de la CPI, Karim Khan. On sait quelle vague d'insultes et de menaces a déferlé, aussitôt, sur le magistrat britannique mais ce que l'on ignore, c'est que, bien avant, ses prédécesseurs ont fait l'objet d'espionnage, de piratage informatique et d'intimidations diverses. Fatou Bensouda, la procureure gambienne à laquelle il a succédé, avait l'intention d'ouvrir une enquête sur les crimes à Jénine, au moment du meurtre programmé de la journaliste Shireen Abou Akleh par un sniper de l'armée sioniste. Elle avait, alors, été interdite d'entrée aux États-Unis par l'ancien président Donald Trump, sans autre forme de procès. Agissant dans l'ombre, Israël a mené «une guerre secrète contre la CPI», affirment les auteurs qui livrent leurs conclusions, huit jours seulement après la décision de Karim Khan. Ils énoncent, entre autres éléments, qu' «Israël a déployé ses agences de renseignements pour surveiller, pirater, faire pression, diffamer et prétendument menacer les hauts responsables de la CPI, dans le but de faire dérailler les enquêtes de la Cour» concernant les dirigeants sionistes.
Telle est donc la manière de faire de la «seule démocratie» du Moyen-Orient, selon les dires de ses alliés occidentaux. C'est ainsi que le quotidien britannique révèle que les agences sionistes de renseignement ont «intercepté les communications» telles que les appels, messages, courriel et documents divers, du procureur Karim Khan dont ils avaient dévoilé, par avance, les intentions à leur allié américain. De même, Mme Bensouda qui avait lancé, en 2021, des enquêtes sur de «possibles» crimes de guerre sionistes en Cisjordanie occupée, avait fait l'objet d'une surveillance particulière. En somme, le travail d'un magistrat de la CPI, ou de la CIJ, est loin d'être de tout repos.

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