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L'accalmie jusqu'à quand?

La énième embellie financière que vit présentement le pays, l'a sorti de la zone rouge. Le président de la République qui s'est exprimé sur le sujet devant des représentants de la communauté algérienne établie en Turquie a été très rassurant. Le pays est hors d'atteinte du FMI, de la Banque mondiale, ainsi que des clubs de Londres et de Paris. Les clignotants sont revenus au vert, l'on peut envisager dans une aisance financière remarquable toutes les réformes, sans avoir à passer par une case anti-sociale. Cela est un fait admis par tous les observateurs de la scène économique du pays.
Mais cette perspective positive à court et moyen terme n'empêche pas de poser la question suivante: l'Algérie est-elle réellement sortie de la zone rouge? Elle est certes à l'abri de soubresauts qui ne tarderont pas de toucher pas mal de pays, actuellement confrontés à la double sanction de l'envolée des prix de l'énergie et de l'instabilité alimentaire annoncée. Cela amène-t-il à affirmer que l'explosion sociale est exclue? Le programme du gouvernement est fortement teinté de mesures sociales, dont nombre d'entre elles, ont permis une amélioration remarquable du pouvoir d'achat des ménages. Les hausses des salaires et l'institution de l'allocation chômage ont permis de supporter le choc inflationniste du Ramadhan, de sorte qu'avec la baisse actuelle des prix de produits alimentaires, les Algériens ressentent une certaine sérénité dans leur quotidien. On le sent dans les marchés des villes et villages du pays. Mais cela suffira-il à convaincre la population de la volonté de l'Exécutif d'assurer une justice sociale à tous les «étages» de la maison Algérie? Disons-le franchement, les statistiques de la grogne sociale, rapporte une quasi-absence de mouvements sociaux en 2022. En d'autres termes, les Algériens ont beaucoup moins de raison d'exprimer une insatisfaction. Peut-on donc conclure à des résultats socialement positifs atteints par l'Exécutif, notamment sur le terrain de l'emploi. Doit-on pour autant tirer une conclusion et dire que le défi de la paix sociale est relevé?
Toutes ces interrogations sont légitimes. Cela pour dire que les propos rassurants de nos officiels, les programmes de logements, les subventions des produits alimentaires de base ne sont pas la solution définitive au malaise social récurrent que vivent épisodiquement les Algériens. Et tant que l'État n'agit pas frontalement contre le monstre bureaucratique, la stabilité dont parle le Premier ministre ne sera jamais un acquis définitif.

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