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La course aux extrêmes

Le séisme a beau avoir été prévu par les sondages, il n’en a pas moins ébranlé la citadelle européenne. Hier, l’UE s’est, en effet, réveillée groggy par des résultats qui donnent la part belle aux extrêmes un peu partout dans le Vieux Continent. Les droites nationalistes et radicales ont obtenu un peu partout, à quelques rares exceptions près, des scores bien au-delà de leurs espérances les plus optimistes, de sorte que leurs scores, notamment en France et en Italie, mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en Grèce, les autorisent à chercher à peser davantage sur l’échiquier de l’UE. Même si elles demeurent scindées en deux grands courants aux stratégies divergentes, les mouvements répartis entre Identité et Démocratie (ID), d’une part, et Conservateurs et réformistes (CRE) d’autre part, les formations ont désormais le vent en poupe pour tenter d’imposer leur stratégie dans le cadre national. Car pour ce qui est du cadre de l’UE, les choses ne vont pas vraiment changer. La progression des extrêmes est encore insuffisante pour cela, compte tenu des résultats qui leur confèrent entre 118 et 131 eurodéputés sur les 720 que compte le Parlement de Strasbourg. Laquelle assemblée européenne reste donc dominée par « la grande coalition » de la droite (PPE), des socio-démocrates (S&D) et des centristes ( Renew Europe) qui, totalise 404 eurodéputés. Aux 131 élus escomptés, s’ajoutent une cinquantaine d’autres qui n’appartiennent ni à l’ID ni au CRE mais portent l’étendard de l’extrémisme. Propulsées par l’Italienne Giorgia Meloni et la Française Marine Le Pen, les extrêmes droites de l’Union européenne ont acquis le vernis de la respectabilité politique qui leur permet de surmonter certains handicaps plus ou moins préjudiciables, depuis de nombreuses années. Si des divergences existent et les empêchent de parvenir à un front commun, la montée en puissance observée un peu partout en Europe se confirme, de scrutin en scrutin, et leurs états-majors ont engagé, dans une fébrilité évidente, les préparatifs d’une nouvelle stratégie qui leur permettrait d’influencer a minima les futures orientations de la Commission, à Bruxelles et du Parlement, à Strasbourg. Leur chance à ce niveau se situe dans la débâcle électorale de Renaissance, en France, et de la coalition d’Olaf Scholtz, en Allemagne, dont certains responsables parlent, d’ores et déjà, des « concessions » à présenter en ce qui concerne les dossiers de l’immigration et du Pacte vert. Or, les renversements d’alliances, sur des bases aussi fragmentées, sont dangereux et plus qu’aléatoires dans la mesure où les électeurs démontrent sans cesse leur préférence pour l’original aux dépens de la copie. Peut-être est-il temps de pendre en compte le postulat.

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