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Les grandes manœuvres

Depuis le 8 mai, date de l'agression de grande ampleur contre Rafah, le passage de Philadelphie par lequel transitait l'aide humanitaire à la population martyre de Ghaza était sous contrôle de l'armée sioniste. Aussitôt, l'Egypte avait décidé de ne plus laisser passer cette aide tant que le dit couloir humanitaire de Rafah ne serait pas sous contrôle des autorités palestiniennes de Ghaza. Le refus égyptien a suscité maintes interventions et pressions, notamment des Etats-Unis. Aujourd'hui, une importante réunion doit avoir lieu, selon le média Al Qahera News, avec la participation de l'Egypte, des Etats-Unis et d'Israël, pour débloquer la situation mais les autorités égyptiennes maintiennent leur exigence d'un «retrait israélien total» du terminal de Rafah, entre l'Égypte et la bande de Ghaza, dévastée par l'agression barbare sioniste depuis près de huit mois. Il s'agit là d'une immense lueur d'espoir pour une reprise de l'acheminement de l'aide humanitaire, hier cruciale, mais aujourd'hui vitale pour une population réduite à la famine et une enclave où les bombardements sionistes ont tout détruit, faisant plus de 36 000 martyrs, en majorité des enfants et des femmes. Le plan avancé, hier soir, par le président américain Joe Biden, qui n'évoque à aucun moment l'agression contre Rafah à laquelle Washington se disait pourtant «opposée», fait déjà l'objet d'intenses tractations, menées par le secrétaire d'Etat Antony Blinken, auprès de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et de la Turquie. Blinken ne perd pas de vue l'objectif principal de l'administration Biden, à savoir une normalisation entre Israël et l'Arabie saoudite, laquelle serait une immense victoire pour les Etats-Unis et leur allié sioniste dans la mesure où elle impacterait non seulement l'ensemble de la région moyen-orientale mais, plus encore, le monde arabe et le monde islamique. Farouchement dénoncée par l'ONU et ses agences, ainsi que par la majorité des ONG internationales, l'agression sioniste contre Rafah a atteint des proportions catastrophiques mais le gouvernement Netanyahu entend parachever sa politique de la terre brûlée pour rendre tant Ghaza que la Cisjordanie inhabitables. C'est pourquoi les exactions sionistes sont quotidiennes et d'une barbarie extrême, fortes du bouclier américain qui bloque toute tentative de sanction des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, commis en toute impunité par les dirigeants et l'armée sionistes. Avec ce plan de «dernière minute», Joe Biden, qui prépare l'élection de novembre, a pour souci de calmer la colère des électeurs démocrates, notamment Arabes et jeunes des universités, ulcérés par son soutien inconditionnel à la barbarie sioniste, depuis le 7 octobre.

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