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Les Etats-Unis dictent à la CIJ le «besoin de sécurité d’Israël»

Des forums qui n’ont rien réglé en 75 ans

«Nous avons essayé d’autres forums au cours des 75 dernières années et nous avons affronté le veto américain et l’hégémonie américaine sur les processus de prise de décision au sein du système des Nations unies», a rappelé le MAE palestinien.

L'entité sioniste «ne devrait pas être légalement contraint de se retirer des territoires palestiniens occupés sans garanties de sécurité», ont déclaré les Etats-Unis hier, devant la plus haute juridiction de l'ONU. La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, tient cette semaine des audiences sur les conséquences juridiques de l'occupation par Israël de territoires palestiniens depuis 1967, avec un nombre inédit de 52 pays appelés à témoigner. La plupart des intervenants ont appelé à ce que l'entité sioniste barbare mette fin à son occupation ayant suivi la guerre des Six Jours, mais Washington a pris la défense de son allié.
«La cour ne devrait pas conclure qu'Israël est légalement obligé de se retirer immédiatement et sans condition du territoire occupé», a déclaré Richard Visek, conseiller juridique au Département d'Etat américain.»Tout mouvement vers le retrait d'Israël de la Cisjordanie et de Gaza nécessite la prise en compte des besoins de sécurité très réels d'Israël», qui ont été rappelés le 7 octobre, a-t-il poursuivi. Ces audiences interviennent dans un contexte de pression juridique internationale croissante sur l'entité sioniste au regard de la guerre à Ghaza.
Le conflit a été déclenché par l'attaque sur le sol israélien du mouvement de résistance palestinien Hamas le 7 octobre. L'agression sauvage sioniste lancée depuis a fait 29.313 martyrs à Ghaza, en grande majorité des enfants et des femmes, au su des bilans diffusés par le ministère de la Santé palestinien. Ces violences «renforcent la détermination des Etats-Unis à parvenir de toute urgence à une paix définitive», a prétendu M. Visek. Mais «les négociations sont la voie vers une paix durable», a-t-il martelé, sans évoquer les nombreux forums organisés depuis plus de 70 ans sans le moindre résultat.»Je m'attendais à beaucoup plus. Je n'ai rien entendu de nouveau», a réagi le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al-Maliki.
Washington a insisté pour que le conflit israélo-palestinien soit abordé «dans d'autres forums et pas ici», a déclaré le ministre.»Nous avons essayé d'autres forums au cours des 75 dernières années et nous avons affronté le veto américain et l'hégémonie américaine sur les processus de prise de décision au sein du système des Nations unies», a-t-il poursuivi.»Et c'est pourquoi nous sommes venus devant la CIJ», a-t-il ajouté. Le 31 décembre 2022, l'Assemblée générale des Nations unies avait adopté une résolution demandant à la CIJ un «avis consultatif» non contraignant sur les «conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d'Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est». La juridiction statuera «d'urgence» sur cette affaire, probablement d'ici la fin de l'année. S'ils ne sont pas contraignants, la plupart des avis consultatifs sont en fait suivis d'effet. L'entité sioniste ne participe pas aux audiences mais a soumis une contribution écrite dans laquelle il qualifie les questions posées au tribunal de «préjudiciables» et «tendancieuses».
Prenant également la parole hier, la représentante de l'Egypte a qualifié l'occupation de «violation continue du droit international».»Les conséquences de l'occupation prolongée d'Israël sont claires et il ne peut y avoir ni paix, ni stabilité, ni prospérité sans le respect de l'Etat de droit», a déclaré Jasmine Moussa, conseillère juridique au ministère des Affaires étrangères. Les audiences ont débuté lundi avec les témoignages de responsables palestiniens, qui ont accusé les occupants israéliens de diriger un système de «colonialisme et d'apartheid» et exhorté les juges à appeler à la fin de l'occupation «immédiatement, totalement et sans condition». L'ambassadeur d'Afrique du Sud aux Pays-Bas a déclaré mardi aux juges que les politiques d'Israël dans les territoires palestiniens sont une forme «encore plus extrême» de l'apartheid qu'a connu l'Afrique du Sud avant 1994. Ces audiences sont distinctes d'une affaire portée auprès de la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse l'entité siçniste de commettre des actes génocidaires à Ghza. En janvier, la cour a appelé Israël à prévenir tout éventuel acte de génocide dans ce petit territoire palestinien, sans évoquer de cessez-le-feu mais l'entité sioniste a poursuivi son génocide sans le moindre répit.

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