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À 18 jours des législatives en france

Les grandes manoeuvres ont commencé

Après le séisme politique de l'annonce de législatives anticipées, le président français Emmanuel Macron a tenu hier une conférence de presse, prévue initialement la veille, au cours de laquelle il a présenté un plan de bataille à moins de trois semaines à peine de la tenue du scrutin. Ce plan est censé lui conférer une «majorité claire» avec laquelle il compte non seulement terminer son second quinquennat mais aussi préparer les conditions utiles et nécessaires pour empêcher l'extrême droite d'accéder à l'Elysée. Plus que jamais, celle-ci est bien aux portes du pouvoir. Macron avait pris la mesure du choc suscité par la dissolution de l'Assemblée nationale - la Chambre basse du Parlement - et il avait pris l'engagement de s'en expliquer sans tarder alors que les incompréhensions et les critiques les plus acerbes pleuvent sur des Européennes «catastrophiques» pour le parti du chef de l'Etat. Assurant «tendre la main» à tous ceux qui ne craignent pas de «gouverner» à ses côtés, il a exclu avec force tout projet de démission, quelque soit le résultat des législatives anticipés.
Du coup, il prend date pour une éventuelle cohabitation avec le parti vainqueur des Européennes et chef de file de l'extrême droite, le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen. Dans 18 jours aura lieu le premier tour des Législatives, programmé un 30 juin, et on peut dire que les grandes manoeuvres ont effectivement commencé. Outre le hara-kiri d'Eric Ciotti qui a jeté le parti Les Républicains (droite traditionnelle) dans les bras du RN, provoquant une implosion de petite envergure dans ce qui fut la chapelle éloignée du gaullisme, il y a cette décision des formations de la Gauche qui ont opté pour un «Front républicain» leur permettant de marcher unies le jour du scrutin, même si aucun chef de file n'a encore été consacré.
Hier, LR a tenu une réunion extraordinaire du bureau exécutif, sur convocation de la vice-présidente du parti, Annie Genevard, avec en toile de fond des débats la main tendue d'Emmanuel Macron qui souhaite ressusciter une «alliance sacrée» contre l'extrême droite. Un projet qui ne semble séduire personne alors que le RN, présidé par un Jordan Bardella qui postule au poste de Premier ministre pour peu que la formation lepéniste réussisse à surfer sur son élan historique des Européennes au soir du deuxième tour des législatives, le 7 juillet prochain, parie, lui aussi, sur une union des droites françaises. Les grands mouvements sociaux qui ont marqué la fin du premier quinquennat, notamment ceux des Gilets jaunes, semblent avoir laissé de profondes cicatrices dans le tissu social du pays et si les socio-démocrates se disent réfractaires à toute alliance avec la France Insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon, rien ne prouve qu'ils sont prêts à une marche commune avec Renaissance. Le fait même que la direction de la campagne du camp présidentiel soit dévolue au Premier ministre, Gabriel Attal, indique la grande inquiétude des cadres de la majorité actuelle qui redoutent que l'impopularité du chef de l'État ne leur soit fatale après avoir lourdement pesé au soir des Européennes.

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