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Une alliance entre droite et extrême droite plane sur les législatives françaises

Macron écarte la démission

Le chef de l'État a précipité la France dans une sourde inquiétude avec la dissolution de l'Assemblée nationale, suite à la débâcle de sa propre formation politique Renaissance, et sa conférence de presse doit «clarifier l'orientation qu'il croît juste pour l'avenir de la nation».

Plus que dans la plupart des autres pays membres de l’Union européenne, c’est en France que les lendemains d’un scrutin aux résultats alarmants s’accompagnent de turbulences majeures. Après l’annonce par le président Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale et donc de législatives anticipées, des remous ont secoué le parti de droite Les Républicains dont le chef de file, Eric Ciotti a ouvertement annoncé une « alliance » avec le Rassemblement national de Marine Le Pen.
Une annonce qui a aussitôt déclenché de cinglants désaveux de la part de plusieurs cadres et élus du parti qui se veut ancré dans l’héritage du général dee Gaulle. « Nous avons besoin d’une alliance, en restant nous-mêmes, (...) avec le Rassemblement national et avec ses candidats » a dit celui qui défraie régulièrement la chronique, avec des positions calquées sur celles du parti d’extrême droite, de sorte que son annonce ne constitue nullement une quelconque surprise.
La seule originalité de la démarche est qu’elle ouvre la porte à une alliance sans précédent entre la droite traditionnelle et l’extrême droite, chose que ni Sarkozy ni aucun autre leader des Républicains n’a osé entreprendre. Du coup, les porte-flambeaux de la « tradition » sont montés en première ligne, parmi lesquels Xavier Bertrand, Gérard Larcher ou Bruno Retailleau, pour dénoncer une composition avec le parti de Marine Le Pen dont le triomphe au scrutin des Européennes, dimanche dernier, a provoqué un réel bouleversement politique dans le pays.
Une situation qui commence d’ores et déjà à porter d’inquiétants stigmates avec le report d’une conférence de presse par le président Macron, prévue hier et reportée au lendemain, sans aucune explication.
Le chef de l’État avait précipité la France dans une sourde inquiétude avec la dissolution de l’Assemblée nationale, suite à la débâcle de sa propre formation politique Renaissance, et sa conférence de presse devait « clarifier l’orientation qu’il croît juste pour l’avenir de la Nation », selon ses propres termes. Dans un entretien au Figaro Magazine, il a même anticipé des résultats négatifs aux législatives anticipées, affirmant qu’en aucun cas il ne « démissionnerait », ce qui signifie qu’il est dès à présent prêt à la cohabitation avec un Rassemblement national à l’entrée triomphale à Matignon ! Les dirigeants du RN ont salué « le choix courageux » et « le sens des responsabilités » d’Eric Ciotti en qui ils reconnaissent un proche convaincu de leur courant de pensée et d’action.
Du côté de la Gauche, on tente, là aussi, de surmonter les divisions et de construire une nouvelle alliance pour aborder les législatives anticipées. Cherchant à tirer les leçons des divisions rencontrées durant les Européennes, les quatre formations qui composent cette mouvance (France insoumise, Parti socialiste, Ecologistes, Parti communiste) ont réussi, lundi soir, à conclure un « programme commun » en vue de proposer des « candidatures uniques » dès le premier tour des législatives et ce malgré la persistance d’un certain nombre de clivages. Sans surprise, le Premier ministre macronien Gabriel Attal a crié sa « révolte » face à la construction par le Parti socialiste d’un « accord » avec la France insoumise qu’il accuse d’être « ambiguë sur l’antisémitisme », parce que le parti de Jean-Luc Mélenchon s’est totalement engagé en faveur de la cause palestinienne, notamment depuis le 7 octobre. Il n’empêche, l’accord est en bonne voie et il reste aux partis de la Gauche à s’entendre sur le choix du chef de file encore en suspend.
Un premier sondage effectué lundi crédite le RN de 34% des intentions de vote pour le 1er tour des législatives, le 30 juin. Il obtiendrait ainsi une majorité relative, au second tour prévu le 7 juillet, avec 235 à 265 députés. Viendrait ensuite la Gauche, avec 22% sous une bannière unitaire, suivie par renaissance qui aurait 19%. Quant au parti de droite LR, il pourrait atteindre les 9% des voix, de quoi commencer une descente aux enfers.

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