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Crimes sionistes à Ghaza

Silence, on tue les enfants!

Les dirigeants de l'État hébreu ne font pas mystère de leur intention de laisser durer l'agression, le bilan étant de 32 morts dont 6 enfants et 4 femmes.

Plus que jamais, les Palestiniens sont seuls face à la nouvelle agression israélienne alors que la communauté internationale, avec une remarquable unanimité, souligne le droit de l'entité sioniste «à se défendre», feignant d'ignorer qu'il s'agit d'une occupation criminelle et notoirement illégale au regard du droit international, tel qu'il découle des chartes et des lois que cette même communauté internationale a édictées. L'armée sioniste poursuivait, hier encore, ses attaques alors que les dirigeants de l'État hébreu ne font pas mystère de leur intention de laisser durer l'agression pendant plusieurs jours encore, le bilan de leur attaque «préventive» étant de 32 morts dont 6 enfants et 4 femmes. Lors de la réunion samedi soir du cabinet sioniste, le chef du Shin Beth, Ronen Bar, a recommandé au gouvernement «la fin de l'opération militaire à Ghaza avant que des ‘' erreurs ‘' ne se produisent et ne mènent à une opération plus large non souhaitée». Rapportée par plusieurs médias hébraïques, cette information montre combien la politique de l'entité sioniste est aventureuse et irresponsable même si le responsable du Service général de sécurité israélien (Shin Beth) considère que «l'opération a atteint plus d'objectifs que ceux fixés» et qu'il préconise un arrêt afin de se prémunir contre une éventuelle implication du Hamas dans le conflit. Cette hypothèse est d'autant plus redoutée par l'entité sioniste que les trois guerres qui l'ont opposée au mouvement qui dirige l'enclave de Ghaza ont eu un coût très élevé au plan politique et sécuritaire.
Rapportées par le site hébreu Walla et le quotidien israélien Yediot Aharronot, ces palabres des membres du cabinet sioniste semblent, surtout, destinées à donner le change et laisser croire à une quelconque disposition à la «retenue». Cela fait des années que l'État hébreu pratique une politique brutale et injuste et qu'il se livre à des exactions d'autant plus soutenues qu'elles ne sont jamais dénoncées et encore moins condamnées par la majorité des grandes puissances, à croire que le deux poids, deux mesures est bien la règle numéro un des relations internationales. Cette politique est appliquée quotidiennement aussi bien envers Ghaza, éprouvée par un blocus total qui dure depuis plus de quinze ans, que dans la Cisjordanie et El Qods-Est illégalement occupées où la population palestinienne est agressée, violentée, assassinée dans l'impunité la plus totale.
L'assassinat en direct de Shireen Abu Akleh est déjà passé aux oubliettes, y compris du côté des Etats-Unis dont le président Biden a prestement évité de recevoir la famille de la journaliste américano-palestinienne et une autre journaliste a été tuée, quelques jours après, dans le silence international le plus sépulcral. Telle est la loi de l'omerta occidentalo-sioniste.

Les réactions internationales

L'escalade des agressions menées par l'armée dans la bande de Ghaza a suscité samedi les habituels «appels à la retenue» au sein de la communauté internationale. L'UE et le Royaume-Uni ont soutenu au passage «le droit» de l'entité sioniste «à se défendre», la Russie et la France ont exhorté les parties en présence à éviter une escalade, tandis que l'Iran a apporté un soutien manifeste au Jihad islamique palestinien. C'est ainsi que l'Union européenne a déclaré suivre avec une «vive inquiétude» les violences dans la bande de Ghaza et appelle toutes les parties à un «maximum de retenue» afin d'éviter une nouvelle escalade, selon les termes de la déclaration effectuée par le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. «Israël a le droit de protéger sa population civile, mais tout doit être fait pour empêcher un conflit plus large, qui affecterait avant tout les populations civiles des deux côtés et entraînerait de nouvelles victimes et davantage de souffrances», a ainsi réagi Peter Stano. De son côté, la France «condamne les tirs de roquettes sur le territoire israélien et réitère son attachement inconditionnel à la sécurité d'Israël», a souligné la porte-parole de la diplomatie française. La France appelle en outre «toutes les parties à la retenue pour éviter toute nouvelle escalade, dont les populations civiles seraient les premières victimes», a-t-elle ajouté. Quant au Royaume-Uni, il «soutient Israël et son droit à se défendre», affirmait la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss. «Nous condamnons les groupes terroristes qui ouvrent le feu sur des civils et la violence qui a fait des victimes des deux côtés», a poursuivi Liz Truss, par ailleurs en campagne pour succéder à Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique. «Nous appelons à une fin rapide de la violence», a-t-elle ajouté. La Russie, pour sa part, s'est déclarée «profondément inquiète», appelant les deux parties à «la retenue». «Nous observons avec une profonde inquiétude l'évolution des événements, qui peuvent entraîner une reprise de la confrontation militaire à grande échelle et aggraver encore la situation humanitaire déjà déplorable à Ghaza», a souligné la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. «Nous appelons toutes les parties impliquées à faire preuve d'une retenue maximale, à empêcher une escalade des opérations armées et à rétablir immédiatement un cessez-le-feu durable», a-t-elle encore dit.
En Iran, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, a affirmé que les Palestiniens n'étaient «pas seuls» dans leur lutte contre l'entité sioniste.Le président iranien Ibrahim Raïssi a, quant à lui, estimé que l'entité sioniste avait «de nouveau montré au monde sa nature d'occupant et d'agresseur».

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