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Commune de Béjaïa

Le budget primitif en constante régression

Cette constante régression suscite des interrogations au sein de l’opinion sur, notamment les raisons de cet état de fait.

Le budget de la commune de Béjaïa est en régression constante depuis ces cinq dernières années. Il passerait ainsi d'un total de 280 milliards de centimes en 2022 à seulement 230 milliards pour l'exercice 2023, soit une diminution relative de près de 20%. Ce montant n'a cependant pas été confirmé par les élus que nous avons approchés, hier, alors que la fiche de calcul est censée être transmise à la commune au courant du mois de septembre de chaque année comme cela a toujours été le cas.
Si le montant suscité se confirme, la question mérite par voie de conséquence d'être posée sur les raisons de cette dégradation budgétaire et sur le risque qu'elle peut poser pour le fonctionnement futur de la collectivité. La taxe sur l'activité professionnelle (TAP) qui reste le volet le plus important de la ressource fiscale est certes tributaire de la politique macroéconomique. Mais l'analyse de son évolution serait très édifiante pour identifier d'éventuelles contraintes de délocalisation, voire de l'absence d'attractivité en matière de nouveaux investissements. Un ancien élu approché à ce sujet met en évidence la taxe foncière qui est une redevance locale dont les recouvrements seraient très insignifiants alors qu'elle est censée financer l'amélioration du cadre de vie comme les réseaux de voirie. L'amélioration de son rendement passerait selon la même source par une mobilisation de moyens en collaboration avec la trésorerie communale pour la prise en charge de la procédure consistant à s'adresser au contribuable qui fait actuellement défaut et qui justifie le grand volume des retours et des impayés.La même source met également en évidence sur le plan de la fiscalité locale les recouvrements quasi nuls de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom) qui est pourtant censée financer l'épineux problème d'hygiène auquel est sérieusement confrontée la ville depuis plusieurs années. Avec cette réduction drastique budgétaire constante, le financement de cette activité nodale sur les fonds propres actuellement à hauteur de presque 30 milliards de centimes par année ne risque-t-il pas d'être carrément remis en cause? C'est un gisement financier important qui interpelle directement la gouvernance de la collectivité. Ce qui pose en filigrane la question de l'éternel Epic pour la collecte des déchets ménagers qui tarde à entrer en exploitation malgré les financements débloqués depuis des années.
D'autres redevances locales à l'instar des taxes de séjour et de publicité mériteraient toute l'attention pour améliorer les niveaux des ressources propres. C'est aussi le cas des ressources du patrimoine et des biens productifs de revenus qui ne dépasseraient pas 4% du total du budget, dont le rendement gagnerait à être sensiblement amélioré.
Ce qui exige inéluctablement un management plus efficace dans une logique de développement et de résultats. Une perspective que ne manquerait pas de promouvoir le nouveau Code de la commune en préparation conformément aux orientations du président de la République, dans le cadre du parachèvement des institutions de l'État.

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