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Fertial Annaba

Le syndicat contesté

Les travailleurs ont observé un sit-in devant le bureau local de l’UGTA à Annaba.

En effet, au moment où la tourmente gagne de plus en plus l’entreprise de production de fertilisants, Fertial en l’occurrence, la tension est montée d’un cran entre le bureau syndical d’entreprise et les travailleurs. Ces derniers ont observé un sit-in devant le bureau local de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à Annaba.
L’action est motivée par la légitimité du bureau syndical contesté et désapprouvé par l’ensemble des travailleurs. Ces derniers qui ont mis en avant le départ inconditionnel de tous les membres du bureau. En somme, les contestataires revendiquent la dissolution de ce bureau syndical qui, nous dit-on, ‘en dépit de la fin de son mandat continu d’ d’exercice’’. Élu en 2018, le bureau syndical n’a, depuis, organisé aucune assemblée élective pour renouveler ses membres et surtout son secrétaire général, ont lancé les protestataires qui ont, dans le sillage, mis en avant l’entrave aux lois régissant le droit dl’exercice syndical. Alors que le patron de la Centrale syndicale, nous dit-on encore, ‘’a demandé le renouvellement des bureaux syndicaux locaux, celui de Fertial a vu son mandat prolongé en 2021 puis en 2024, sans qu’aucune assemblée générale élective n’a été organisée, ce qui représente une violation flagrante de la loi syndicale en vigueur. A priori, le malaise des travailleurs semble être le moteur de cette action, dont la revendication porte sur le départ de tous les membres du bureau syndical, et l’organisation d’une assemblée élective pour désigner un nouveau SG et des membres pouvant mieux les représenter.
Par ailleurs, et selon certaines indiscrétions, le timing de ce sit-in est intervenu au moment où Fertial traverse une zone de perturbations. Selon les mêmes indiscrétions, une commission d’enquête est à pied d’œuvre pour déceler les dysfonctionnements prévalant au sein de l’entreprise. Aux termes d’informations filtrées par une source interne, la fragilité du pacte social, les divers scandales qui ont secoué l’entreprise et l’arrêt de certaines unités, ainsi que la longue absence du partenaire étranger, ont été à l’origine du déplacement d’une commission d’enquête, dépêchée par le ministère de l’Énergie et des Mines. Selon les mêmes sources, une délégation de l’autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) relevant du ministère de tutelle a entamé, depuis samedi 8 juin, une inspection à Fertial d’Annaba où elle a d’ores et déjà constaté l’absence du partenaire étranger, l’Espagnol Stéphane Dieudé directeur général de Fertial.
Le responsable avait été saisi au début du mois courant, et selon nos sources, par le groupe Asmidal via le Groupe Sonatrach, sur les préoccupations des autorités quant à la situation prévalant à l’usine Fertial d’Annaba qualifiée de critique à plus d’un plan, dont, entre autres, la sécurité des personnes, la vétusté des installations et l’environnement.
L’enquête de la commission a relevé, l’arrêt de plusieurs unités de production, l’abandon de la ligne 1.000 NPK, de la ligne 2.000 de l’unité Acide citrique, la paralysie partielle de l’unité ‘’Nitrate d’Ammonium’’. Il a également été relevé l’impact négatif sur l’environnement de l’usine causé par des rejets chimiques vers la mer, accompagnés d’odeur d’ammoniac, affectant les populations des cités avoisinantes. Il a été relevé au titre de cette inspection, des dysfonctionnements liés au recrutement et l’absence d’un plan de relève et de la sous-traitante de l’effectif des opérateurs au niveau de l’unité ‘’NPK’’, avec son lot de risques pesant sur la sécurité des personnes et sles lieux par rapport à la quantité de CAN non-conforme stockée au niveau de l’entreprise.
À ce constant prévalant au sein de l’entreprise s’ajoute l’absence depuis 2020 du directeur général de l’usine. Celui-ci qui, selon les indiscrétions filtrées par nos sources, a été sommé, d’établir, en urgence un plan d’action pour remédier à cette situation critique afin d’apporter des mesures correctives à l’activité de l’entreprise.
À rappeler, cela fait plusieurs mois, que les aiguilles sont au rouge, notamment avec l’absence du DG. Une situation qui a accentué le désaccord entre les travailleurs et leurs représentants syndicaux, en raison du blocage des dossiers socioprofessionnels.
Ces derniers que le bureau syndical ne pouvait traiter avec une direction dirigée par intérim. Ce qui explique la tenue du sit-in des travailleurs.

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