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Construction sur les toits des immeubles

Une nouveauté qui s'installe à Annaba

Après les constructions illicites sur les terrains domaniaux de l'État, ce sont les constructions sur les toitures des bâtiments à Annaba, qui viennent s'ajouter à la défiguration de la ville.

Comme si le sol n'était plus en mesure de contenir les dépassements citoyens, pour que survienne un autre des plus incroyables. Il s'agit de construction d'habitations aux derniers étages des immeubles. Ce phénomène des années 70 et 80, que l'on croyait révolu, semble revenir en force à Annaba.
La géométrie en tant que forme pour les constructions illicites prend, en amont et en aval, sa position dans cette ville où le contrôle est totalement absent. Habituellement, les constructions illicites sont réalisées en horizontal, sur des terrains relevant de la propriété de l'État. Aujourd'hui, la donne a changé.
Les baraques sont désormais implantées à la verticale, sur les toits des bâtiments. Un constat qui prend de plus en plus d'ampleur, cautionné par l'indifférence, tant des citoyens, que celle des acteurs chargés de la préservation du design de la ville. En somme, c'est «l'absence totale de l'État» à Annaba où chacun agit comme bon lui semble! Sinon, comment expliquer que, dans une impunité absolue, des citoyens s'adonnent à de telles atteintes au parc immobilier de l'État, pour y implanter des constructions illicites à usage d'habitation? Si la situation était tolérée durant les années du siècle passé, c'est parce que les fondations solides des immeubles pouvaient supporter une surcharge relative. Pis encore, cela était toléré dans des terrasses communes, après approbation des voisins. C'est loin d'être le cas des nouvelles constructions, dont la plupart présentent des malfaçons de réalisation. Au-delà, et dans ces cas de figure, il ne s'agit pas de parties communes, mais de propriété de l'État, représentée par l'Opgi. Il suffit de faire un tour dans les nouvelles cités de la commune de Sidi Amar pour constater l'ampleur des dégâts, caractérisant des centaines d'immeubles. Ces derniers sont l'objet de toutes les déformations, avec des extensions illicites au bas des immeubles. Qui a construit une basse-cour pour élever des poules et qui a fait un enclos pour son cheptel? Il y a, aussi, celui qui s'est approprié un espace où il construit un espace de commerce. Des dépassements quotidiens sur la propriété de l'État, que les pouvoirs locaux semblent ne pas voir! Pour ne citer que ces cas, qui ont fait de la wilaya d'Annaba, la République de l'impunité. Une impunité qui a donné lieu à des comportements défiant toutes les lois de la République. Cette dernière a accrédité des responsables, chacun dans son domaine et chacun selon ses prérogatives pour veiller sur l'autorité de l'État. Celui-ci réagit par une batterie de lois et de réglementations qui doivent être obligatoirement respectées, par tout un chacun et sans exception, à l'égard de toute situation de dépassement, portant atteinte à tout ce qui relève de sa propriété.

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