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Trois mois avant les législatives irakiennes

Biden reçoit un Premier ministre fragilisé

A trois mois d’élections législatives, le chef du gouvernement irakien espère ainsi reprendre un peu d’ascendant sur les puissantes factions pro-Iran très hostiles à la présence des Américains.

Le président des Etats-Unis Joe Biden reçevait, hier, le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, sa première rencontre avec ce dirigeant affaibli, tiraillé entre l'allié américain et des factions pro-Iran virulentes.
Au coeur de leur rencontre: la présence des forces américaines en Irak et, plus largement, la capacité de Bagdad à tenir tête aux cellules résiduelles de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI). Cette dernière a revendiqué un attentat meurtrier il y a une semaine dans la capitale irakienne.
Le tout alors que les forces américaines en Irak sont la cible d'attaques répétées de milices pro-Téhéran, avec leur lot de représailles de la part de Washington. Quelque 2.500 militaires américains sont encore déployés en Irak. Il est fréquent que les Etats-Unis, dans les pays où ils ont des contingents, envoient aussi des forces spéciales dont les effectifs ne sont pas rendus publics. Moustafa al-Kazimi, Premier ministre d'un pays ravagé par les violences, la pauvreté et la corruption, voudrait que Washington s'engage, au moins formellement, à réévaluer sa présence en Irak.
A trois mois d'élections législatives, le chef du gouvernement irakien espère ainsi reprendre un peu d'ascendant sur les puissantes factions pro-Iran très hostiles à la présence des Américains. La majorité des troupes américaines, envoyées en 2014 dans le cadre d'une coalition internationale pour aider Baghdad à défaire l'EI, ont été retirées sous la présidence de Donald Trump. Officiellement, il n'y a pas de troupes combattantes, les militaires américains jouant un rôle de «conseillers» et de «formateurs».
L'Irak est un maillon important dans le dispositif stratégique des Etats-Unis, qui mènent les opérations de la coalition antijihadistes en Syrie voisine. Et pas question pour Washington d'abandonner le pays à l'influence iranienne, en plein regain de tensions entre Iran et Etats-Unis -même si ces derniers entendent toujours sauver l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien. Dans ce contexte de bras de fer, «il est peu probable que le nombre de militaires américains en Irak diminue de manière significative», estime Hamdi Malik, du cercle de réflexion Washington Institute. Ramzy Mardini, spécialiste de l'Irak au Pearson Institute de l'université de Chicago, prévoit lui des «annonces cosmétiques pour servir les intérêts politiques du Premier ministre irakien».
De quoi faire craindre aux spécialistes de la région une poursuite voire une intensification des attaques menées par les factions pro-Iran. Vendredi encore, une attaque au drone a été menée sur une base abritant des militaires américains au Kurdistan (nord), sans faire de victimes.
Un «Comité de coordination des factions de la résistance irakienne», considéré comme un faux nez des groupes pro-Iran, a redemandé «le retrait total de toutes les forces américaines», faute de quoi les attaques se poursuivraient.

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