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Sommet de cinq dirigeants arabes en Égypte

L'eau, le pain et le sang des Palestiniens

À l'initiative du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, une importante réunion a eu lieu, hier, à Al-Alamein, avec les dirigeants des Emirats arabes unis, de l'Irak, de Bahreïn et de la Jordanie. Au menu des discussions de ce sommet, figuraient principalement les récents développements régionaux et internationaux, ont indiqué les médias locaux. Etaient donc présents autour de la table le chef de l'État égyptien ainsi que le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, le roi de Jordanie Abdallah II et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa. Préoccupation première, la question de «sécurité énergétique et alimentaire» devait dominer les débats, la Jordanie et l'Égypte étant les pays les plus concernés par les enjeux depuis que l'opération militaire spéciale russe en Ukraine a eu pour conséquence une flambée des cours des céréales ainsi que des hydrocarbures.
Le prix du blé a battu des records et rendu la hausse préoccupante pour ces deux pays, l'Égypte étant quant à elle dépendante des céréales russo-ukrainiennes à plus de 30%.; selon des statistiques communiquées par la FAO, organisation onusienne.
Les cinq dirigeants devaient également se pencher sur un autre sujet, tout aussi crucial pour Le Caire: celui de la «sécurité de l'eau» avec comme lien direct l'enjeu du «barrage de la Renaissance» éthiopien dont Addis- Abeba et le Premier ministre Abiy Ahmed viennent tout juste de confirmer la fin de la troisième phase de remplissage, faisant fi des contestations de l'Égypte et du Soudan alarmés par les conséquences sur leur propre alimentation en eau.
Le Caire a saisi l'ONU et l'Union africaine s'est alignée en faveur de la proposition algérienne de médiation dans un conflit latent qui risque, un jour ou l'autre, de s'aggraver et de compromettre le fragile équilibre qui prévalait dans la région, soumise à de fortes et dangereuses turbulences.
C'est ainsi que les dirigeants présents ont discuté des «dossiers» yéménite, syrien, palestinien et libyen. Leurs concertations interviennent deux semaines après les raids meurtriers de l'entité sioniste contre Ghaza où ils ont fait 49 morts et les multiples attaques menées en Cisjordanie occupée où de jeunes Palestiniens, parfois des enfants et des femmes, tombent quotidiennement sous les balles de l'occupant sioniste dont les provocations n'épargnent pas la mosquée Al Aqsa. Il est significatif que sur les cinq pays présents à ce sommet d'Al Alamein, seul l'Irak n'est pas impliqué dans la normalisation avec l'entité sioniste. Quant à la Libye, seuls l'Égypte et les Emirats sont partie prenante des enjeux et des affrontements, parfois sanglants, entre les diverses factions qui prétendent au pouvoir tandis que le peuple libyen guette, avec un sombre fatalisme, une hypothétique réconciliation, porteuse de la tenue d'élections générales seuls capables de conduire à la paix et à la souveraineté.

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