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Réunion à Genève sur la Libye

La base constitutionnelle seule au menu

En quête d'une fin de mission honorable après l'échec de la tenue des élections générales prévues le 24 décembre 2021, la Conseillère spéciale du SG de l'ONU, Stephanie Williams se démène pour démêler l'imbroglio libyen. C'est ainsi que, loin de s'avouer vaincue par la vaine réunion de la commission constitutionnelle au Caire, la semaine dernière, elle a convaincu les présidents du Haut Conseil d'État, sorte de Sénat basé à Tripoli, et de la Chambre des représentants (Parlement basé à Tobrouk) de tenir une nouvelle réunion mais cette fois à Genève. La rencontre est programmée pour aujourd'hui et elle a été anticipée par un communiqué des puissances occidentales (Etats-Unis, Royaume-Uni et France) qui ont dans un communiqué souligné leur «attachement» à l'intégrité territoriale de la Libye ainsi qu'à l'exigence d'une paix fondée sur les résultats des urnes. De quoi oublier comment la crise est venue et qui a réellement plongé la Libye dans une crise profonde, en 2011, lorsque le pays fut bombardé par l'Otan avec en première ligne un certain Bernard-Henri Lévy, porte-voix de l'ancien président français Nicolas Sarkozy. Lors d'un entretien avec le président du Parlement, Aguila Saleh et le président du Conseil d'État, Khaled Al-Mashri, Mme Williams a obtenu que la réunion de Genève ait pour objectif «l'examen seul des divergences persistantes concernant la nouvelle base constitutionnelle». «La réunion de Genève (Suisse) poursuivra les travaux de la réunion précédente tenue au Caire, en Égypte, lors de laquelle beaucoup de divergences ont été aplanies. Il s'agit donc de tenter de solutionner les points qui font encore objet de controverse», a-t-elle indiqué aux médias. « Le dossier de l'évacuation des mercenaires et des forces étrangères de la Libye sera traité et pris en charge par le nouveau gouvernement qui sortira des urnes», a encore expliqué la représentante onusienne qui n'a pas tari d'éloges sur le «travail remarquable du Comité militaire mixte (5+5), avec des réunions dans plusieurs capitales (sous son égide) et en se concertant avec les pays concernés par cette question, à savoir le Soudan, le Niger et le Tchad». Il convient de souligner qu'à la base de l'échec des élections de décembre 2021, il y avait et il y a toujours l'absence d'une Constitution consensuelle mais aussi et surtout les questions des critères de candidature aux postes de président et d'élus des institutions législatives. L'élection du chef de l'État, ses prérogatives et les conditions préalables à sa candidature (pas de militaire sinon ceux qui auront démissionné définitivement de leur charge, pas de bi-nationalités...) sont autant de sujets qui ont cristallisé les divergences et les animosités des principaux antagonistes de l'Est et de l'Ouest, l'ombre du maréchal Khalifa Haftar (militaire candidat et américano-libyen) pesant lourdement sur ces discussions suivies au plus près par ses trois fils-généraux et son encadrement. Pour la communauté internationale, dont les pays occidentaux précités, la sortie de crise est étroitement conditionnée par la tenue d'élections générales et elle pousse à la roue dans ce sens, raison pour laquelle Stephanie Williams tente le tout pour le tout. En effet, des bruits s'intensifient autour de la prochaine désignation d'un représentant personnel de l'ONU en Libye - trois noms circulent dont celui du diplomate algérien Sabri Boukadoum -, auquel cas le Conseil de sécurité qui s'est réuni à huis clos, hier, sur ce dossier, voudra sans doute précipiter les évènements avec l'annonce d'une nouvelle date pour des élections pourtant improbables.

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