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Asphyxié par les sanctions de la Cédéao

Le Mali pris à la gorge

Quelles que soient les décisions de la Cédéao qui tenait, hier, un nouveau sommet extraordinaire consacré au Mali, le quatrième en moins d'une année, il apparaît que le virage observé par Bamako depuis le putsch qui a écarté l'ancien président Ibrahim Boubacar Keita n'est pas du goût des Etats membres de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest et encore moins de ceux qui les parrainent. Il faut dire que le mécontentement des populations sahéliennes, lasses des promesses d'une lutte contre le terrorisme qui en est à sa dixième année, sans résultat concluant, et leur volonté d'en finir avec les multiples forces étrangères qui quadrillent leur pays s'ajoute à la tentative des autorités de la transition malienne de recourir à une expertise russe pour affronter les groupes extrémistes et mafieux dont souffre l'ensemble de la région sahélienne. Ce n'est pas incidemment que les coups portés par ces groupes, en toute impunité, se concentrent dans la zone dite des trois-frontières, endeuillant en même temps le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Il y a là comme une «fatalité» dont l'objectif est de maintenir ces trois pays dans une situation de précarité permanente et utile. Conscients de la dépendance dans laquelle ils se trouvent par rapport à l'organisation régionale, elle-même tributaire de la volonté de l'ancienne puissance coloniale, les trois pays précités n'ont nul intérêt à brusquer les choses et c'est pourquoi il leur faut, à chaque fois, faire preuve de «bonne volonté» en acceptant des conditions drastiques pour ne pas subir les conséquences de nouvelles sanctions. Celles-ci ont déjà lourdement pénalisé le peuple malien depuis août 2020, surtout qu'elles interviennent dans un contexte de chaos sanitaire et une nette recrudescence des attaques terroristes. Les aggraver serait tout simplement contre-productif car la population est à bout et on l'entend qui gronde et réclame une certaine fermeté, même si des factions existent qui sont à l'écoute des sirènes dans la région et dans les pays du Golfe, notamment. Dans un tel contexte, l'Algérie est tenue de suivre avec une grande attention l'évolution de la situation à ses frontières. Comme elle doit également agir au mieux des intérêts de son peuple et des peuples frères de la région, auquel cas il lui faut déployer une diplomatie feutrée qui cerne la somme des enjeux et anticipe leur échéancier dont on soupçonne qu'il risque fort de mettre le feu à nos frontières. La récente visite à Alger du MAE malien, Abdoulaye Diop, montre à quel point les mois qui viennent vont être d'une acuité encore plus grande qu'en 2021... 

De Quoi j'me Mêle

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