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En pleine crise régionale

Sommet des chefs d’État ouest-africains

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) devaient se réunir en sommet, hier, à Abuja, la capitale nigériane, alors que la région est secouée par des coups d'Etat et deux récentes tentatives. Le président de la Commission de la Cedeao, le Gambien Omar Alieu Touray, a donné le ton des futures discussions lors de la rencontre ministérielle entre les membres, mercredi, en amont du sommet annuel de l'organisation ouest-africaine.
Selon lui, l'Afrique de l'Ouest est confrontée à de multiples défis de «sécurité et de gouvernance» liés au «terrorisme», aux «conflits intercommunautaires et armés», à «la criminalité organisée transnationale» et aux «situations humanitaires désastreuses», faisant craindre d'autres coups d'Etat dans la région.
En août, les membres de la Cedeao s'étaient réunis de manière exceptionnelle après le coup d'Etat militaire au Niger qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, le 26 juillet. Depuis cette date, le pays sahélien est dirigé par un régime militaire mené par le général Abdourahamane Tiani.
La Cedeao avait imposé de lourdes sanctions économiques et financières au Niger et menacé d'intervenir militairement pour rétablir l'ordre constitutionnel, ce qu'elle n'a finalement pas fait. Le 3 décembre, le Nigeria avait demandé aux militaires au pouvoir à Niamey de libérer le président déchu et de lui permettre de se rendre «dans un pays tiers» avant de «parler de la levée des sanctions». Mais Niamey avait promis que «rien de mal n'arrivera» à Mohamed Bazoum, écartant un «transfert vers un pays étranger». Sur les quinze pays membres de la Cedeao, quatre sont dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par des coups d'Etat depuis 2021: le Mali (2021), la Guinée (2021), le Burkina Faso (2022) et le Niger (2023).
Par ailleurs, le gouvernement burkinabè a adopté mercredi un projet de loi révisant la Constitution et consacrant désormais les langues nationales comme langues officielles à la place du français qui est relégué au rang de «langue de travail».
Le compte-rendu du Conseil des ministres précise que ce projet de loi «s'inscrit dans le cadre de la réalisation d'une des principales missions de la transition qui consiste à engager des réformes politiques, administratives et institutionnelles en vue de renforcer la culture démocratique et consolider l'État de Droit». Parmi les «innovations majeures» de ce nouveau texte figure «l'érection des langues nationales en langues officielles en lieu et place du français qui devient la langue de travail». Plus tôt cette année, le Mali gouverné comme le Burkina par des militaires et qui entretient également des relations exécrables avec la France avait modifié sa Constitution par référendum et réservé le même sort au français.

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