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Biden expose une carte où le Sahara occidental apparaît séparé du Maroc

Washington réclame un envoyé spécial de l'ONU

Vingt-sept membres du Sénat américain, dont Patrick Leahy et James Inhoff, avaient, dans une lettre, exhorté Biden, à annuler la décision de Trump et à tenir l'engagement de Washington pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental.

Le président américain Joe Biden s'est félicité, mardi soir, de la contribution des Etats-Unis dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, dans un message publié sur son compte twitter où il a affiché une carte mondiale où le territoire du Sahara occidental apparaît séparé de celui du Royaume du Maroc. «Dès le premier jour, nous sommes convaincus que nous devons attaquer ce virus (Covid-19) à l'échelle mondiale. Et à ce jour, les Etats-Unis ont expédié plus de 110 millions de doses de vaccins dans plus de 60 pays et bien d'autres», a déclaré Biden montrant la carte des pays de l'Afrique du Nord où le Sahara occidental apparaît distinct et séparé du Maroc, loin de la carte donnée par l'ancien ambassadeur américain à Rabat. Commentant le geste de Biden, le journaliste marocain, l'opposant Ali Lemrabet s'interroge dans un tweet: «Est-ce une erreur ou un message», d'autant plus que, a-t-il dit, «le compte officiel du président des Etats-Unis ne fait rien au hasard» et «ces gens-là réfléchissent mille fois avant de publier quelque chose». Pour rappel, Trump avait reconnu, le 10 décembre dernier, la prétendue «souveraineté» du Maroc sur le Sahara occidental en échange d'une normalisation des relations entre Rabat et l'entité sioniste. Depuis cette décision, de nombreux appels à travers le monde, et même aux Etats-Unis, ont été lancés, et se poursuivent jusqu'à ce jour, demandant à Joe Biden d'annuler la décision de Trump qui est en contradiction avec la Constitution américaine et le principe du droit à l'autodétermination, reconnu par les Nations unies.
L'ONU ne cesse de réaffirmer sa position inchangée vis-à-vis de la question sahraouie, et considère le Sahara occidental occupé comme un territoire non autonome.
Des organisations et des personnalités politiques américaines, ont lancé plusieurs appels à la nouvelle administration Biden, l'invitant à annuler la proclamation de Donald Trump. Vingt-sept membres du Sénat américain, dont Patrick Leahy et James Inhoff, avaient, dans une lettre exhorté Biden, à annuler la décision de Trump et à tenir l'engagement de Washington pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental. Pour le moment, l'administration américaine ne s'est pas encore prononcée sur la reconnaissance par Trump, de la prétendue «souveraineté» du Maroc sur le Sahara occidental. «Aucune décision de ce type n'a été prise. Nous menons des consultations particulièrement avec les parties sur la meilleure voie à suivre, et on a rien de plus à annoncer», avait déclaré en mai dernier un porte-parole du département d'Etat américain, à la chaîne américaine Al-Hurra.
Et d'après un autre porte-parole du département d'Etat cité début juin, par l'agence de presse espagnole (EFE), l'administration américaine «poursuit ses consultations» avec les acteurs internationaux sur le dossier du Sahara occidental. «Nous consultons les parties sur la meilleure voie à suivre et nous n'avons plus rien à annoncer» à ce sujet, avait-il répondu à une question d'EFE, concernant l'examen par l'administration Biden de la décision de Tump.
Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, avait appelé lors d'une réunion avec le SG de l'ONU, Antonio Guterres, à accélérer la nomination d'un Envoyé personnel au Sahara occidental, soulignant le soutien des Etats-Unis au processus des négociations politiques entre les deux parties (Maroc et Front Polisario), parrainé par l'ONU. Fin janvier, il avait déclaré que certaines des incitations incluses dans les accords dits d'«Abraham» liés à la normalisation des relations de certains pays arabes avec l'entité sioniste méritaient de faire l'objet d'un «examen attentif», en référence implicite, à, entre autres avantages accordés par Trump, la reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

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