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Protection civile

Comment sauver les récoltes?

Souk-Ahras est une wilaya qui bénéficie du programme national de développement des zones frontalières.

Alors que l'été approche à grands pas, la Protection civile est sur tous les fronts. Sauvetage en mer, secours sur les routes qui enregistrent une dangereuse hausse des accidents durant la saison chaude, feux de forêt et des risques de destruction des récoltes, accidents domestiques et autres sinistres en zone urbaine, noyades dans les points d'eau et retenues collinaires...
Les sapeurs-pompiers sont déjà sur la brèche, indique le colonel Farouk Achour, directeur de l'information et des statistiques à la Protection civile. «Il s'agit d'inculquer au citoyen la notion du risque via une campagne nationale qui bat son plein», rappelle le colonel Achour qui évoque des risques spécifiques à certaines wilayas et où «la communication doit être adaptée au profil de chaque région».
C'est à bord d'un fourgon Mercedes Benz de la Protection civile que nous embarquons avec le colonel Achour et son équipe en direction de l'Est, précisément Souk-Ahras, wilaya frontalière, d'où est donné le coup d'envoi de la campagne nationale de sensibilisation aux dangers de l'été.
À neuf heures tapantes, le véhicule rouge roule déjà sur la rocade sud, laissant derrière l'unité de Aïn Naâdja, au paysage digne des espaces verts du grand Alger. Au volant, le sergent Khaled Boulahia assure une conduite énergique mais sûre, laquelle permet déjà d'avaler résolument les premiers kilomètres. La première halte, à l'aire de repos des Babors, permet de s'assurer du plein d'essence en prévision du trajet qui reste à parcourir. C'est l'occasion d'échanger aussi, autour d'un café pris sur le pouce, avec le reste de l'équipe, le sergent Mohamed Mesek, le S/L Meriem Sadouki, le S/L Hakim Benaïda et le colonel Achour.
Une wilaya hautement agricole
Le colonel Achour rappelle les missions actuelles, à savoir la validation des plans d'actions et l'accompagnement des initiatives pertinentes. «Notre première mission consiste à mettre le paquet sur la prévention afin de réduire au maximum les possibilités d'intervention. Tous les moyens sont bons pour prévenir, en recourrant, notamment, aux campagnes de sensibilisation et de proximité via des caravanes. Ce mode itinérant colle étroitement à la carte des risques», indique le colonel Achour qui ajoute: « Pour prévenir les risques de noyades dans les retenues collinaires et les points d'eau, nous devons axer nos efforts sur les écoles des trois paliers. Nous ciblons également les centres de formation professionnelle.». Poursuit-il en citant des médias incontournables tels les spots télévisuels, les campagnes radio et le recours aux réseaux sociaux pour toucher le maximum de jeunes.
À Souk-Ahras tout un dispositif est déjà mis en place pour l'ébranlement de la caravane de sensibilisation. L'Office algérien interprofessionnel des céréales Oaic, la Caisse régionale de mutualité agricole Crma, la direction des services agricoles DSA, la Chambre de l'agriculture, la Gendarmerie nationale, la direction de l'environnement et la direction des forêts prennent part à ce convoi qui se rendra dans les vingt- trois communes et neuf daïras de Souk-Ahras.
La ferme étatique Boumaâraf Essabti, est le premier point de rendez-vous avec les agriculteurs. Ici, à quelques encablures du chef -lieu de wilaya, l'opération cible les plus grandes exploitations agricoles de la région.
Les services de l'État mais également les acteurs de la société civile et les agriculteurs sont, désormais, appelés à être les premiers maillons de la chaîne de prévention du risque incendie.
«Les incendies de forêt et des récoltes sont un phénomène inadmissible qui doit être prévenu par tous, car évitable. Voire puni par la loi dans le cas des incendies criminels», soutient le wali de Souk-Ahras, Elouanès Bouzagza qui promet: «Le travail se poursuit et portera sesfruits.»
Souk-Ahras est une wilaya hautement agricole, dont les récoltes céréalières s'annoncent généreuses, cette année. Dans cette wilaya, l'équipe de communication de la Protection civile investit efficacement les espaces de communication pour sensibiliser les citoyens aux dangers de l'été, particulièrement les incendies de forêt et ceux des récoltes. La radio locale de Souk Ahras, ainsi que la mosquée constituent autant de médiums afin de toucher le maximum d'auditoire.
Une pépinière en matière de projets de développement local
Les dernières pluies augurent d'un rendement record de récoltes céréalières, soit plus que les deux millions de quintaux enregistrés dans cette wilaya en 2019. Un record qui sera certainement réédité sinon battu cette année, ce qui ne peut qu'être rassurant, surtout que les coûts des céréales flambent à l'international. «Il est indispensable que les récoltes parviennent au silo», insistent les responsables à tous les niveaux de la wilaya, conscients qu'ils sont que la crise sanitaire et le conflit ukrainien se révèlent être un véritable électrochoc pour tous les pays, dont l'Algérie. Tous sont appelés à repenser leur avenir économique, leurs sécurités alimentaire et énergétique sous la pression de la nouvelle configuration du monde. Face à ces challenges, la Protection civile a les moyens d'intervention qui lui permettent d'éteindre les feux, pour peu que l'alerte soit donnée à temps et que les agriculteurs réagissent immédiatement au moindre départ de feu. D'ailleurs, une séance de formation a été dispensée aux agriculteurs in situ. Ces fellahs ont été initiés à l'usage de l'extincteur et à l'attitude à adopter face à l'imprévu.
«Les récoltes doivent parvenir aux dépôts et pour cela il faut stopper immédiatement les départs de feux, générés, notamment par les étincelles d'origine mécanique (moissonneuses)», ont expliqué les hommes de la Protection civile aux agriculteurs. Notons qu'en parallèle aux efforts visant la protection des récoltes céréalières, le dense patrimoine forestier fait l'objet de toutes les attentions. Souk-Ahras a connu l'année passée un épisode d'incendie.
La Conservation des forêts de cette wilaya a déjà entamé l'opération d'indemnisation de 23 agriculteurs, dont les arbres fruitiers ont été ravagés par les incendies de l'été 2021. Une remise de plants s'est effectuée dans la mechta Louttia dans la commune d'Ouled Moumène, dans le cadre de la mise en oeuvre des instructions du ministre de l'Agriculture et du Développement rural relatives à l'indemnisation des dégâts occasionnés par les incendies de l'été 2021. À rappeler que les incendies de l'été passé qui s'étaient déclarés dans 13 communes de la wilaya, avaient ravagé 1 048 hectares du couvert forestier et végétal dont des peuplements de pin d'Alep, de chêne-zen ainsi que des arbres fruitiers.
Aujourd'hui, la wilaya de Souk-Ahras est une pépinière en matière de projets de développement local. Indique enfin le secrétaire général de wilaya qui évoque un dynamisme dans le domaine de la santé, de l'éducation, de l'agriculture, de l'industrie et des ressources en eau.
Le SG de wilaya cite 96 opérations auxquelles ont été alloués 47 milliards; ce qui permettra d'assurer l'eau potable en zone urbaine et suburbaine. Le même responsable évoque des «forages très importants (80 litres / seconde) des puits agricoles et sources dont ceux relevant des programmes initiés par la DRE. Des ressources hydriques garanties donc et qui permettront d'assurer un été serein à la wilaya. Un comité de suivi des récoltes, du transport, du stockage et de la distribution est là. Assure la même source qui évoque la facilitation des procédures bancaires à l'attention des fellahs. Oum-El-Bouaghi est la seconde escale de la caravane de sensibilisation de la Protection civile. Le Conservateur des forêts de cette wilaya, Athmane Reghioua, cite tout un dispositif de lutte contre les feux de forêt et l'installation de différents comités de coordination opérationnelle», comprenant le comité de coordination communal, COC, le comité de coordination de daïra, COD, le comité de coordination de wilaya, COW, et le comité de protection des forêts, présidé par le wali. En fait, il s'agit de protéger, par le truchement d'un plan anti-feux de forêt un patrimoine forestier de quelque 82 000 h.

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