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Impacts positifs des dernières décisions prises par le chef de l’état

Des augmentations de salaires en cascade

Sur instruction du président de la République, la révision du point indiciaire qui était prévue pour le deuxième semestre de l’année en cours, interviendra dès le mois d’avril prochain.

Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a annoncé la révision du point indiciaire à la hausse, pour avant la fin avril prochain. Cette mesure qui impactera à la hausse les salaires des fonctionnaires viendra renforcer leur pouvoir d'achat, déjà augmenté grâce à la baisse de l'impôt sur le revenu global (IRG), effective à partir de ce mois. Cette double initiative répond à une volonté présidentielle d'apporter un soutien concret au pouvoir d'achat des larges couches de travailleurs, qui subissent, ces dernières semaines, une augmentation des prix de produits de large consommation. L'intérêt formulé par le président de la République pour l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs, tient dans le fait que la révision du point indiciaire était prévue pour le deuxième semestre de l'année en cours. Ce sera donc deux mois de gagnés sur le calendrier initial. Le Premier ministre l'a confirmé: «La révision du point indiciaire dans la fonction publique entrera en vigueur avant fin avril prochain, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune». Et de révéler: «toutes les dispositions ont été prises, en vue de concrétiser l'opération au mois de juillet prochain, mais le président de la République a ordonné au gouvernement de procéder à la révision de ce point au mois d'avril prochain», a-t-il expliqué.
La décision émane comme cela est expliqué par le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Cet acte s'inscrit dans le sillage de l'évolution de la situation que connaît le front social et ses retombées drastiques sur la majorité des salariés, qui subit une terrible érosion de son pouvoir d'achat.
Le président Tebboune a, à maintes fois, suggéré la révision de l'impôt sur le revenu global et le point indiciaire. Son programme électoral contenait les trois points constituant la trame de fond des salaires, à savoir la révision en hausse du point indiciaire, la baisse de l'IRG et le Salaire national minimum. Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a rappelé que «cette instruction présidentielle dénote l'attachement du président de la République à soutenir toutes les catégories sociales et augmenter les salaires», a-t-il affirmé.
Il reste maintenant que cette hausse du point indiciaire soit abordée en fonction de la réalité de la situation socio-économique des salariés et leurs syndicats dont la démarche et les propositions sont différentes de ce que prône l'Exécutif en la matière.
Selon Aïmene Benabderrahmane, la révision à la hausse du point indiciaire sera mise en exécution en se référant aux mécanismes qui ont été introduits «dans la loi de finances 2022. Ceux-ci portent principalement sur la modification du point indiciaire des salaires de la fonction publique», note-t-on.
Le partenaire social, à savoir les syndicats de la fonction publique, ont à leur tour suggéré que la révision à la hausse du point indiciaire ne doit pas être inférieur à 80 DA. Cette grille de lecture des syndicats de la fonction publique s'explique par rapport au niveau de l'érosion qui frappe de plein fouet le pouvoir d'achat des salariés. À ce propos, la majorité des syndicats est unanime à réclamer «un salaire minimum de 50 000 DA pour une famille moyenne de cinq personnes. Il faut que la baisse de l'impôt sur le revenu global (IRG) soit conséquente, à savoir égale ou supérieure à 50%».
Il faut savoir que quel que soit le niveau de révision à la hausse du point indiciaire, l'Exécutif sera tout de même confronté à l'obligation d'équilibrer un budget de fonctionnement qui sera forcément à la hausse. Mais l'un compensant l'autre, l'augmentation du pouvoir d'achat de près de 3 millions de fonctionnaire, boostera la consommation donc la production de biens industriels. De fait, la contribution fiscale des entreprises au budget de l'Etat est en soi un facteur palliatif à la dépense supplémentaire que consentira le gouvernement.
Les syndicats attendent le gouvernement au tournant et n'afficheront certainement pas la moindre satisfaction si le nouveau point indiciaire n'atteint pas les 90 DA, contre 45 DA actuellement. Les organisations qui représentent les fonctionnaires ont fait leur calcul sur la base du pouvoir d'achat actuel, qui a perdu 40% de sa valeur réelle, selon eux.
Le consensus sera le meilleur moyen pour trouver une voie médiane à même de répondre à l'enjeu essentiel et crucial, à savoir faire face à la situation sociale des larges pans des travailleurs de la fonction publique et des autres secteurs.

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