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Il y a 60 ans, algériens et français signaient la fin de 132 ans d’une colonisation atroce

L’adieu aux armes et aux larmes

Les accords d'Évian ont connu des péripéties et des parcours très difficiles en matière de négociations, avant d’en arriver au stade final de leur signature.

Au plus fort du combat libérateur mené par l'Armée de Libération nationale (ALN) et son autorité politique, le Front de Libération nationale (FLN), l'idée des négociations et des tractations secrètes avait germé de la part de l'administration coloniale française. Les accord d'Evian ont eu une origine qui remonte à 1956. C'est dire que le processus de la «décolonisation» se faisait de pair, c'est-à-dire que pour l'ALN la pression n'était autre que de relever la cadence de la lutte révolutionnaire armée pour faire entendre la voix d'un peuple en arme et qui souffre des affres d'une longue colonisation de peuplement et faite de massacres et d'enfumades des plus inhumains de par l'Histoire. Et pour le côté français, il fallait trouver un accord qui affaiblirait la force de frappe de l'ALN et qui arrangera les affaires de la «Nouvelle France» néocolonialiste à travers un arrangement en mesure de lui permettre de lâcher le «morceau» Algérie qui était considérée comme le «Joyau de l'Empire», à cette époque.
Les premières négociations secrètes se sont déroulées durant les premiers mois de l'année 1956. Elles n'ont pas pu connaître un processus évolutif pour mettre un terme à la Guerre de Libération nationale et asseoir un accord entre les deux belligérants, à savoir la France et le FLN-ALN. Les causes de l'arrêt de ces négociations secrètes sont liées au  détournement de l'avion marocain qui transportait les cinq chefs historiques de la Révolution, le 22 octobre 1956. Cette étape était caractérisée par le flux de la lutte armée menée par les combattants de l'ALN et l'internationalisation de la cause algérienne.
Les contacts ont été relancés à la fin de 1956 et les premiers mois de 1957. Même cette fois-ci, les pourparlers ont été interrompus à nouveau. La cause, cette fois-ci, c'est bien la crise interne qui a frappé de plein fouet la IVe République française et l'avènement du général de Gaulle aux commandes du pouvoir en 1958. Il faut dire que la chute de la IVe République française est due essentiellement à l'internationalisation de la question algérienne.
Le général de Gaulle, qui est venu avec l'idée de reprendre en main la situation et pour rassurer les ultras qui clamaient le slogan de l'Algérie française, a fini par accepter de négocier avec le GPRA. Ces négociations ont été estampillées du sceau des tractations de Melun qui ont connu un échec manifeste à cause des attitudes du général de Gaulle qui ne voulait pas reconnaître le FLN comme unique interlocuteur de la Révolution algérienne. Il faut dire que le général de Gaulle avait reconnu l'idée de l'Algérie algérienne en 1959, mais il tergiversait pour ne pas reconnaître le FLN comme seul interlocuteur de la Révolution et du peuple algériens dans les négociations, dans le but de l'affaiblir et le mettre dans une situation qui arrangera les affaires de la France coloniale pour un accord qui servira ses intérêts au nom d'une démarche scabreuse et perfide qui s'intitulait « la solution de la troisième voie».
Deux événements populaires majeurs ont démontré au président français l'attachement profond du peuple algérien à la révolution, au FLN, à l'ALN et au GPRA. En effet, les manifestations du 11 décembre 1960 en Algérie et celles du 17 octobre 1961 à Paris, férocement réprimées par la police coloniale, ont rendu incontournable l'option de l'indépendance. C'est dire que l'obstination des Algériens dans le combat et leur détermination politique ont créé les conditions d'une négociation pleine et entière en tant qu' interlocuteur légitime et représentant les intérêts de la Révolution et le peuple algérien face à une France qui voulait coûte que coûte faire de ces négociations une démarche formelle dont l'indépendance n'aura de sens qu'à travers l'appellation.
Les accords d'Evian ont été corroborés par la reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie via l'autodétermination du peuple algérien en défendant les principes de l'indépendance pleine et entière comme cela est exprimé dans l'esprit desdits accords.

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