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Mahfoud Kaoubi, économiste, à propos de l’investissement

«L’administration n’est pas dans le ton»

Selon cet expert, le management et la gestion de l’investissement sont surtout l’affaire du tandem État-commune.

Le divorce est consommé entre l'investissement et l'administration, c'est ce qu'a tenté d'expliquer Mahfoud Kaoubi, expert en questions géoéconomiques et financières, sur les ondes de la Radio algérienne, Alger chaîne 3, dans l'émission «L'invité de la rédaction» animée par notre consoeur Souhila El Hachemi. Au fil de l'émission, Kaoubi n'a donc pas épargné les forces de l'inertie et de la résistance au changement sur le front de l'investissement, où, pourtant de grandes décisions politiques ont été prises pour libérer l'acte d'investir et encourager les fameux investissements directs étrangers (IDE).
Kaoubi a néanmoins salué le grand pas parcouru en matière de foncier industriel. Il ainsi renvoyé au nouveau texte de loi remplaçant la loi 08-04 du 1er septembre 2008, fixant les modalités de concession des terrains relevant du domaine privé de l'État destinés à la réalisation de projets d'investissement. Celle-ci a connu, rappelons-le, l'introduction d'une nouveauté majeure, à savoir la gestion de ces terrains et leur octroi aux investisseurs par l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (Aaap). Une agence qu'a citée à plusieurs reprises Kaoubi au fil de son intervention, au vu de son rôle important dans le processus actuel d'encouragement de l'investissement.
«L'invité de la rédaction» est revenu sur les orientations du président de la République M Abdelmadjid Tebboune, rappelant la nécessité de bannir les vieux réflexes ankylosants. «Le gouvernement et les différents secteurs doivent mettre tout les moyens, d'une manière rapide, afin de réaliser les objectifs, notamment la construction d'un État moderne et d'une économie compétitive afin de contribuer au bien-être du citoyen» a-t-il cité en référence à l'orientation du chef de l'État. Selon Kaoubi, le management et la gestion de l'investissement sont surtout-l'affaire du tandem État-commune. L'économiste a, en outre, indiqué la nécessité de changer de paradigme dans l'approche de la chose économique et ce en s'inscrivant dans une logique de compétition mondiale, avec en face de redoutables concurrents, notamment sur la rive nord de la Méditerranée et ailleurs. Selon Kaoubi, «l'absence des chiffres et des statistiques favorise l'opacité. Cette lacune en statistiques et de données chiffrées serait la principale cause des retards enregistrés. Et d'enchaîner: «le président Tebboune a ordonné de mettre en place un système de statistiques fiables et visiblse, qui permettra de mésuser les réelles réalisations et de relater la réalité».
Kaoubi estime enfin indispensable d'activer les processus et d'accélérer le rythme des reformes.
«C'est là une obligation afin de saisir les opportunités qui se présentent aujourd'hui» conclut-il.

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