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Rapport sur les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie

L’ONM tire à boulets rouges sur Stora

«L’élaboration du rapport laisse supposer que Stora a trahi ses idées...», a déclaré le SG par intérim de l’ONM.

Benjamin Stora spécialiste attesté de l'Algérie, de son histoire, du Mouvement national et de la Guerre de Libération nationale, dont les positions anti-colonialistes sont incontestables, a-t-il changé sa chemise.? Le secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine le suppose.
Le contexte d'élaboration du rapport laisse supposer que Stora a trahi ses idées et qu'on «lui a imposé le texte» pour des raisons purement politiques, affirme Mohand Ouamar Benelhadj dans une vidéo diffusée sur la chaîne YouTube de l'organisation.
L'historien français, natif de Constantine, désigné par le président Emmanuel Macron pour élaborer un rapport sur «la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie», en vue de favoriser «la réconciliation entre les peuples français et algérien», est la cible de critiques acerbes depuis que le document a été rendu public. Un concert de voix auquelles le SG de l'ONM joint la sienne.
Le rapport de Benjamin Stora sur la colonisation et la Guerre de libération a
«occulté» les crimes coloniaux et tenté de résumer le dossier de la Mémoire dans le cadre d'une célébration symbolique pour tourner la page de la reconnaissance et du pardon, a indiqué Mohand Ouamar Benelhadj. Stora qui a évoqué dans des écrits précédents le côté obscur de l'histoire coloniale de la France «a omis d'aborder dans son rapport les différents crimes coloniaux perpétrés par l'Etat français, de l'aveu des français eux-mêmes», a-t-il ajouté. Gilles Manceron, historien français de renom, dont les positions contre le colonialisme, la torture ne souffrent d'aucune ambiguïté ne partage pas cet avis.
Le rapport de Benjamin Stora a le mérite d'aborder non seulement le décalage dans la perception de la colonisation dans les deux pays, mais aussi les traces des mémoires de la colonisation et de la guerre d'Algérie dans la France d'aujourd'hui, qui polluent longtemps après 1962 les problèmes de la société française, a t-il déclaré dans une interview au quotidien national El Watan soulignant que «Stora récuse, comme la presque totalité des historiens, le concept de «repentance», qui est une arme brandie comme un épouvantail par ceux qui ne veulent pas d'une «reconnaissance et d'un travail de vérité».
Le SG de l'ONM persiste et signe: Benjamin Stora a tenté de faire fi de cette histoire douloureuse entachée «d'enfumades, de massacres et d'épidémies ayant décimé des millions d'Algériens», soutient le successeur de Saïd Abadou accusant l'historien français d'avoir réduit tous les meurtres dans «l'assassinat de Ali Boumendjel en appelant à une célébration commune de cet événement pour clore le dossier Mémoire». Qu'en pense l'intéressé?
La reconnaissance par la France de l'assassinat de l'avocat nationaliste algérien Ali Boumendjel serait un geste fort, qui permettrait d'incarner les événements, comme lorsque Emmanuel Macron a admis la responsabilité de la France dans la mort du militant pro-FLN Maurice Audin, souligne Benjamin Stora qui précise que la décision de présenter des excuses formelles de la France à l'Algérie est du domaine du «politique». Ce que l'Elysée a exclu lors de la remise du rapport.
La volonté politique côté français «d'écarter toute possibilité d'excuses de la part de la France officielle pour ses crimes coloniaux est de nature à torpiller les tentatives de réconciliation avec la mémoire», estime Mohand Ouamar Benelhadj. La paix des mémoires n'est certainement pas pour demain.

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