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Marché de l’automobile

«La demande dépasse l’offre»

Le besoin en véhicules neufs, en tenant compte de ladite période de disette, équivaudrait à un million d’unités.

À quelques encablures du rendez-vous printanier de la pièce de rechange, Nabil Bey Boumezrag, organisateur des deux célèbres salons professionnels que sont Equiauto Algérie et Djazagro, livre ses impressions sur le marché automobile national, à la faveur des derniers évènements qui l’ont récemment marqué, notamment le lancement de plusieurs marques entre européennes et chinoises. Rencontré en marge d’une rencontre algéro-égyptienne portant sur l’industrie de l’agroalimentaire et de l’emballage, organisée par Promosalons, à l’hôtel Sofitel d’Alger, Boumezrag annonce donc la tenue, en mars prochain, du Salon international d’Alger de l’équipement de garage et de la pièce de rechange automobile. Cette manifestation est annoncée, alors que le marché automobile national connaît une reprise, après de longues années d’arrêt des importations. Fait-il remarquer, tout en étant circonspect sur la capacité des concessionnaires à répondre immédiatement et intégralement à la demande accrue en véhicules neufs. « En ne comptant que la période inscrite entre 2018 et 2023, l’on réalise l’ampleur des volumes qu’aurait pu engloutir le marché automobile, mais qui ne se sont pas réalisés, faute d’import », fait-il remarquer, en estimant que la demande reste supérieure à l’offre et que le besoin en véhicules neufs, en tenant compte de ladite période de disette, équivaudrait à un million d’unités. Le gap à combler demeure donc énorme. Laisse-t-il entendre, tout en montrant un optimisme certain quant à la reprise prochaine du business automobile. À l’en croire, le marché retrouvera ses marques dès le second semestre de 2024. Il atteindra alors sa vitesse de croisière après une certaine période d’adaptation. Poursuit-il, tout en signalant l’arrivée prochaine de contingents automobiles qui viendront en renfort à l’attirail déjà en place. Dans un marché automobile national réputé être avant tout un « marché de prix » Boumezrag et à l’instar d’autres observateurs, pressent la déferlante chinoise qui déteindra durablement sur la scène automobile nationale. N’est-ce pas qu’ils sont nombreux à voir en la Chine le futur géant de l’automobile ? Représentant, en 2000, 1% de la production mondiale de véhicules, l’industrie chinoise en a réalisé 29% en 2017. Elle dispose désormais des moyens de production modernes, d’un écosystème de fournisseurs et d’une capacité nouvelle à produire des véhicules de qualité identique aux autres pays producteurs, ceci avec des coûts inférieurs de 30% en moyenne. Comme a eu à l’indiquer l’expert automobile Jean-Pierre Corniou. Rappelons que les prix des véhicules neufs importés en Algérie ont été plafonnés par les douanes algériennes, en vue d’éviter la surfacturation, la tarification aléatoire et autres abus potentiels. Toutefois, d’aucuns s’accordent à dire que les tarifs des voitures affichés en vitrines demeurent chers en raison de quelques facteurs à l’instar des taxes et de la faible production locale.

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