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Dangereuse escalade verbale de Abdellah Djaballah qui récidive

«La fermeture des mosquées est une agression contre l’islam»

Le jeu trouble des islamistes de tous bords montre que la mouvance qui fait de la théocratie son leitmotiv ne rate aucune occasion pour rebondir.

Le président du Front de la justice et de développement, Abdellah Djaballah, a osé déclarer que «la fermeture des mosquées est considérée comme agression contre l'islam» (sic). Le jeu trouble des islamistes de tous bords montre on ne peut plus clair que la mouvance qui fait de la théocratie son leitmotiv ne rate aucune occasion pour rebondir à la surface pour afficher ses objectifs et son programme pétri d'obscurantisme et d'inepties historiques. Ce quidam qui aime imiter le chef de file de l'internationale des Frères musulmans en Turquie même à travers l'appellation, comme c'est le cas pour le parti islamiste au pouvoir du président Erdogan, n'a plus rien à dire hormis de verser dans le vindicatif et l'invective comme moyen pour se faire entendre et avoir de l'audimat auprès des crédules et les simplistes. La déclaration de ce représentant radical de la variante islamiste est dangereuse étant donné que ce dernier incite d'une manière indirecte les citoyens à braver la pandémie de coronavirus et ses conséquences ravageuses pour occuper les mosquées qui sont fermées pour une raison des plus indispensables, à savoir la crise sanitaire majeure et ses retombées sur la vie humaine et la santé publique. Cet islamiste est allé jusqu'à dire que «cette fatwa est une discussion de café, aucun savant n'a soutenu cette démarche contraire aux principes de l'islam», a-t-il soutenu.
D'abord, il y a cette espèce d'arrogance chère à ces islamistes, de l'autre le mépris et le dédain développés à l'égard de tout ce qui est différent de leur bigoterie qui frise la sornette. Pour ce représentant de l'islamisme radical et moyenâgeux, il n'y a que les tenants du salafisme takfirit qui sont dignes de la pureté et de la justesse absolue quant à une interprétation des préceptes islamiques. Mais le comble de l'ironie, c'est que ce quidam n'a cure de ses paradoxes et ses sorties burlesques. Il a presque considéré la pandémie de Covid-19 comme événement ordinaire en rappelant que « beaucoup de pays ont ouvert leurs mosquées», en soutenant cette déclaration par une démarche saugrenue consistant à banaliser la pandémie. La mouvance islamiste fait face à une espèce de déroute sur le plan de la mobilisation, elle sait pertinemment que le temps de la manipulation commence à se rétrécir telle une peau de chagrin. Les tenants du projet théocratique sont conscients, qu'une fois l'enjeu de la mosquée retiré de leurs pieds cela pourrait rendre leur tâche périlleuse et délicate quant au processus de l'endoctrinement et de bourrage de crânes des citoyens lambda et livrés à leur sort sur le plan politique et culturel dans une ambiance de vide sidéral et de pauvreté intellectuelle des plus désastreuses.
La dernière déclaration du président du FJD s'inscrit dans ce qui est appelé dans le jargon des nébuleuses islamistes de partage des rôles et une stratégie de diversion accompagnée d'une «takia» qui ne dit pas son nom quant aux autres enjeux qui se font maquiller par des considérations somme toute futiles et sans importance qui ciblent le fondement théocratique et obscurantiste de leur démarche stratégique.
Les islamistes et leur mouvance prouvent s'il en est que leur raison d'être se fait nourrir que dans des situations de crise et d'impasse. Leur projet totalitaire et fasciste n'est que l'expression d'une crise dans laquelle ils essayent de se faire une voie pour jouer les trouble-fêtes et semer leur terreur et leur barbarie. Mais le programme politique et sociétal n'est pas conforme aux exigences d'un mouvement historique en parfaite dialectique et synergie avec l'ère du temps et ses évolutions.
Le discours de Djaballah en est le révélateur, voire la preuve saillante d'une banqueroute et une faillite du discours islamiste fondé sur la duplicité et la versatilité.
Il est temps de revoir l'approche juridique et les artifices de lois pour faire face à cette déferlante obscurantiste qui constitue une véritable menace pour l'Etat et la société.
Un nouveau aggiornamento et un nouveau paradigme dont la sécularité est devenue plus que jamais une exigence historique et politique

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