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Les start-up algériennes performent à l'international

La preuve par «Opticharge»

Il est jeune, entrepreneur et à la tête d'une start-up qui signe de véritables success stories à l'international. Badaoui Ahmed premier responsable de la «Sarl Opticharge» revient sur son expérience.

L'Expression: Le début de votre épopée remonte à 2019...Pouriez-vous nous en dire un peu plus?
Ahmed Badaoui: Opticharge a effectivement effectué ses premiers pas en 2019 en s'attaquant à la problématique du transport et de la logistique en Algérie. Une logistique dont le coût dépassait les 35%, et qui était donc élevée comparativement à la moyenne mondiale qui ne dépassait pas les 10%. Ce paramètre constituait un vrai obstacle sur lequel butaient les initiatives des opérateurs algériens qui ne pouvaient être concurrentiels à l'international. Ces derniers ne pouvaient pas faire long feu face aux entreprises étrangères concurrentes, du fait de cet aléa. Nous avions alors réalisé toute l'ampleur du chantier auquel il fallait faire face. Nous avions alors entrepris de digitaliser la partie transport, convaincus que nous étions de la capacité du digital à résoudre nombre de questions relatives à ce domaine stratégique. Le phénomène du retour à vide des transporteurs était le premier à nous avoir interpellés. Ni le client ni le transporteur ne trouvaient leur compte dans ce cas, le premier devant payer le double de la tarification alors que le second accusait une perte de temps, car le camion était monopolisé sur une période non productive. Notre plate-forme Web assortie d'une application mobile à destination des transporteurs permettaient de faire un «matching» entre ces derniers et leurs clients. Ce fut là notre solution jusqu'en 2021. Notre première opération d'export vers la Mauritanie eut lieu en janvier 2022, nous avions alors ouvert les yeux sur l'export et avions entrepris de développer résolument ce service, tout en ciblant des pays autres que la Mauritanie. Notamment le Sénégal, le Mali, le Niger, la Tunisie et la Libye. En 2024, nous avons réussi à inscrire notre première action d'export vers la Gambie, à partir de Biskra. Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin et venons de développer un nouveau système Opticharge OS dont la finalité consiste à offrir des solutions logistiques et d'optimisation, alors que du côté «market place» notre focus va vers l'international. Nous sommes encore spécialisés dans le transport routier, mais comptons développer au fur et à mesure notre approche des transports maritime et aérien.

Quel est le secret de votre fulgurante percée dans ce domaine?
En 2019, notre portefeuille ne comptait aucun prospect. Durant cette année nous nous sommes surtout focalisés sur notre produit. Ce n'est qu'en 2021 que nous avons fait nos premiers pas sur le marché et réussi à obtenir la confiance de notre premier client. Nous n'avons depuis, cessé d'enchaîner les contrats, toutefois notre véritable essor n'a été opéré qu'en 2024, avec l'acquisition de marchés conséquents via de grandes entreprises, tout en développant l'export. Nous traitons avec des sociétés qui sont de profil public et privé.

Votre démarche semble coller avec la stratégie de l'État qui oeuvre à développer les exportations hors hydrocarbures...
Nous veillons à offrir les services de transport hors de nos frontières nationales, dans le cadre des facilités accordées aux opérateurs économiques pour développer leurs activités à l'export. Des clients nous sollicitent dans ce sens, de même que nous faisons du porte-à-porte afin de mieux faire connaître nos prestations. Nous nous plaçons donc à l'international, tout en étant conscients de la concurrence qui y règne. Notre force sur ce front nous la devons à notre expérience cumulée sur un parcours de près de six ans. Notre autre atout est également notre base de données enrichie et qui regorge de 5 000 transporteurs et qualifiés pour le transport sur et en dehors du territoire national. Citons en outre la technologie sur laquelle nous nous appuyons. Les clients qui nous ont fait confiance ont pu réduire leurs frais de transport de 20% à 35%.

Votre conseil aux jeunes startupeurs dans ce domaine et d'autres...
Notre domaine est complexe et comporte plusieurs branches. Beaucoup reste à faire et le marché est porteur. Dans un pays continent comme l'Algérie, la chance existe vraiment pour tous.

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