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Algérie-Chine

Le temps des grands travaux

Alger et Pékin sont dans une logique d’alliance stratégique et même d’un axe de croissance.

Le président de la République est arrivé hier, très tôt le matin, heure algérienne, à Pékin. Sa visite intervient après celle qui l'a mené à Doha où il avait effectué une visite de travail de deux jours. Abdelmadjid Tebboune a donc entamé une visite d'État en République populaire de Chine, à l'invitation de son homologue chinois, Xi Jinping. Le séjour présidentiel dans l'Empire du milieu participe d'une volonté, partagée par Alger et Pékin, de consolidation des relations qualifiées en Algérie et en Chine, de solides et historiques. Il s'agira, de fait, de travailler, lors de cette visite historique, au renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays amis.
La présidence de la République n'a pas communiqué l'agenda du chef de l'État lors de son séjour, mais l'on peut souligner son importance stratégique, au regard de la densité des relations algéro-chinoises à tout point de vue, en sus du contexte régional et international du moment qui met Alger et Pékin au coeur d'une séquence historique qui remet en cause les équilibres géopolitiques actuels. Le bourgeonnement d'un nouvel ordre mondial multipolaire, le processus de dédollarisation entamé et assumé par les puissances émergeantes et la guerre en Ukraine qui a révélé les faiblesses de l'Occident et fait miroiter au reste du monde l'alternative des Brics, classent cette visite d'État parmi les évènements constitutifs d'une nouvelle configuration du monde.
Il n'est pas dit que les discussions entre Abdelmadjid Tebboune et Xi Jinping soient la solution à l'équation géopolitique du moment, mais il est entendu que les deux hommes ont certainement beaucoup de choses à construire, tant au plan politique, diplomatique qu'économique. Bientôt première puissance économique mondiale, la Chine tient les clés du nouvel ordre mondial. De son côté, l'Algérie avec son rang au top 4 des nations africaines et sa forte progression, son positionnement géostratégique et son formidable potentiel, peut légitimement prétendre à un rôle de puissance-relais autant pour la région Mena que pour le continent noir.
Il est clair, à voir les ambitions de l'un et l'autre, qu'Alger et Pékin sont dans une logique d'alliance stratégique et même d'un axe de croissance susceptible d'amener la prospérité à de nombreux pays africains. L'idée même que cette croissance soit le fait d'un pays africain comme l'Algérie constitue déjà une garantie contre la spoliation des richesses du continent. Cela pour dire que l'Axe Alger-Pékin associé à celui que l'Algérie entend construire avec le Nigeria et l'Afrique du Sud, aura la fonction d'irriguer l'Afrique en projets de développement. Sachant qu'il est établi que le continent noir est la prochaine zone de croissance économique mondiale, l'intérêt de la Chine s'en trouve conforté et un partenariat avec l'Algérie s'impose de fait, comme incontournable.
Toute cette superstructure économique et géopolitique, actuellement en voie d'édification n'aura de sens que dans le cadre d'un partenariat sincère avec l'Algérie.
Le président Tebboune a fixé les priorités de ce partenariat qui peut se résumer en deux mots: transfert de technologie. Que ce soit dans les mégaprojets déjà identifiés dans le domaine minier ou dans celui des énergies renouvelables, la biotechnologie, l'intelligence artificielle, jusqu'aux sciences spatiales, l'Algérie a un légitime besoin de conquérir tous ces espaces. Que ce soit avec la Chine, dans le cadre des Brics, dans ses rapports avec l'Europe via l'accord d'association ou encore avec les États-Unis, la grande ambition de l'Algérie est de passer le cap de l'émergence pour s'installer aux premiers rangs du nouvel ordre mondial, multipolaire, plus juste et qui donnera à l'Afrique la place qu'elle mérite.
Le message est vraisemblablement parvenu à Pékin, puisqu'il est convenu entre les deux pays de renforcer leur partenariat dans les domaines des énergies nouvelles et renouvelables. L'énergie solaire photovoltaïque, l'hydrogène, l'énergie éolienne et la géothermie sont au programme. La nouveauté sera dans la fabrication des équipements et l'exploitation des ressources minérales utilisées dans l'industrie des énergies renouvelables. Un exemple de transfert de technologie et un signal fort...

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