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Des milliards de dollars et des dizaines de milliers d’emplois dans le domaine minier

Les ambitions en or de l’Algérie

Le développement du secteur et l’intensification de l’extraction induiront un développement des industries chimique, métallurgique et électronique. Ils généreront un gain en devises en milliards de dollars et la création de dizaines de milliers de postes d’emploi.

Les chiffres avancés, hier, par le ministre des Mines Mohamed Arkab, lors de son passage, sur les ondes de la Radio nationale préfigurent d'un engagement des pouvoirs publics à remuer la terre et quitter la posture attentiste qui a prévalu jusque-là. Il était temps. À travers les ressources minières, il y a de réelles perspectives pour relancer l'activité économique, des ambitions en or pour l'Algérie.
Ils sont à un stade très avancé, les gisements aurifères du Hoggar et celui de Tiririne - Hanane (Tamanrasset) peut, selon les prévisions du ministre, atteindre durant cette année 2021, une production de 250 kg/or. Une quantité qui représente une rentrée en devises de 50 à 60 millions de dollars sans compter la relance de l'activité industrielle dans cette région du Sud sans compter les redevances et les taxes que va engranger l'Etat.
Mais le sous-sol algérien n'est pas fait que d'or. Il regorge d'autres minéraux. Par négligence ou manque de vision, les activités d'exploitation minière ont été orientées vers les agrégats et matériaux de construction alors que les produits à grande valeur ajoutée participent timidement au développement: zinc-plomb, baryte, bentonite, terres décolorantes, carbonate de calcium, etc.
Pourtant, l'Algérie compte plus de 20 mines parmi les plus importantes au monde dont l'exploitation assurera plus de 30 matières premières minérales fondamentales pour les industries de transformation pendant que le pays supporte annuellement une lourde facture pour l'importation de 500000 tonnes de matières premières. Prenons à titre d'exemple la baryte, un minéral très largement prisé dans l'industrie pharmaceutique dont le prix au kilo dépasse les 80 000DA, mais est sous-exploitée dans notre pays. La production locale de baryte satisfait à peine 40-50% des besoins du marché national. Ce minéral n'a pas à être négligé au profit bien évidemment de l'importation. L'analyse de quelques chiffres d'importations de produits miniers montre que plusieurs produits ont été importés alors que des ressources existent bel et bien sur le territoire national, à l'exemple des marbres et pierres décoratives
(32 millions de dollars), carbonate de calcium (22 millions de dollars), granites (12 millions de dollars), argiles et argiles réfractaires (13 millions de dollars), barytine (près de 10 millions de dollars), graviers et pierres concassées
(1 million de dollars), sable naturel (500000 dollars), etc. Plusieurs
autres produits «basiques» ont été importés: sable naturel, chaux, graviers et pierres concassées, sel...
Un autre chapitre «matériaux de construction» et l'item «pierres de taille ou de construction, naturelles ou transformées (marbre, travertins, albâtre, écaussine, granites, grès...)» est estimé à plus de 123 millions de dollars.
Depuis son arrivée à la tête de l'Etat, le président Tebboune a décidé de mettre fin à cette «dilapidation gratuite de centaines, voire des milliards de dollars» en important des produits miniers qui existent en quantité et en qualité dans notre pays. Ainsi, il a procédé à la mise en oeuvre d'une politique d'intensification de la valorisation des ressources minérales. Relégué au second plan, le secteur minier a toujours été rattaché soit à l'industrie soit à l'énergie.
Désormais, il est un ministère autonome, à part entière, qui a à sa tête Mohamed Arkab. Il faut admettre que la tâche de ce dernier n'est pas facile, surtout qu'il doit rester de marbre face aux assauts d'un lobby tapis dans les gravats.
Comment ne pas parler de lobby quand on entend des chiffres surréalistes qui faussent totalement les données minières en Algérie, voire même fourvoyer l'opinion. Il faut être clair: il n'a jamais été question de remplacer la rente des hydrocarbures par les mines, mais ces dernières peuvent être d'un apport consistant, notamment la chaîne de valeur qu'elles créeront.
De là à parler d'une exportation de 135 milliards de dollars en produits miniers d'ici 2030, relève d'une insondable aberration. Le seul moyen pour le ministre de barrer la route à ces affabulations nuisibles est de ficeler une bonne stratégie de communication par des publications sérieuses et de qualité.
C'est la seule manière de protéger le secteur minier des innombrables prédateurs et de l'orienter vers plus de rendement de valeur ajoutée et de maîtrise du marché. 

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