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Anis Bendris, candidat du front El moustakbel à l'APW de Tipaza, à L'Expression

«Nos candidats sont jeunes et diplômés»

Convaincu du potentiel de sa région et des opportunités d'opérer des changements profonds, pour un meilleur développement local, Anis Bendris candidat de la liste El Moustakbel pour l'APW de Tipaza, nous confie dans cet entretien sa vision de la gestion des affaires locales, et les raisons qui l'ont poussé à se présenter aux élections locales.

L'Expression: Quelles sont les motivations qui ont contribué à vous convaincre à vous engager dans la vie politique?

Anis Bendris: Ma motivation est simple et repose sur un constat amer, celui d'un manque cruel de développement local, et la détérioration et la marginalisation de la région où je vis. Car pour moi cette wilaya abrite énormément de potentialités et peut beaucoup donner pour sa population, et c'est pour ces raisons, que j'ai opté pour l'assemblée de la wilaya, car à mon avis, cette dernière est plus apte à soutenir la daïra, l'APC et les citoyens. Je suis convaincu que le changement est possible cette fois au niveau des Assemblées de wilayas, d'autant plus qu'il ne faut pas laisser l'espace vide pour les gens qui ont eu leurs chances et qui n'ont rien apporté aux collectivités locales. Pour notre formation, il est important de préciser que la majorité des candidats est constituée de jeunes diplômés avec des compétences et la volonté pour changer les choses

Est-ce que la révision du Code électoral et les nouvelles dispositions de lutte contre l'argent sale, ont influé sur votre décision?
Oui, bien sûr. Pour être franc, je vous dirais que si c'était au temps du système de tête de liste, je peux vous dire que je n'ai aucune chance d'être élu. Je n'aurai servi qu'à propulser un peu plus les tètes de listes, en chauffant la place durant toute la campagne. Pour ces élections, les candidats sont à chances égales, et ceux qui vont être élus, le seront par le choix des personnes qui connaissent leurs valeurs. C'est ce qui a complètement éloigné l'argent sale des élections.

Quelles sont vos perspectives de développement et de changement?
Il faut savoir que cette wilaya est pourvue d'un côté de 120 km synonyme de richesse halieutique et de tourisme, et de terres agricoles d'une qualité supérieure qui encourage en premier lieu l'agriculture et l'élevage. En tant que futur député de l'APW je tends à valoriser ces volets du développement local en harmonie avec la vocation pastorale de la région. C'est également l'idée de préserver la wilaya des activités qui ne sont pas dans sa nature. Car noyer la région d'usines sans vision constructrice ne set à rien. Mon souhait est de garder la wilaya dans son caractère touristique et agricole. Cela ne veut pas dire qu'il s'agisse uniquement de semer et de récolter, je parle de l'industrie de transformation liée à l'agriculture et au secteur de la pêche. Et ce en plus de la concrétisation du projet du grand port de Cherchell. Il ya du travail à effectuer sur d'autres secteurs, tel que celui de la jeunesse et des sports,où il s'agit de fournir aux jeunes des espaces et des moyens pour se projeter dans l'esprit de performance, et surtout pouvoir canaliser cette énergie jeune, qui, souvent se trouve en proie aux fléaux sociaux telle que la drogue.

Que pensez-vous du passage de la commune d'une gestion administrative et bureaucratique, à une gestion économique, sachant qu'il subsiste toujours une forme de résistance au changement?
C'est réellement un grand obstacle, dans la mesure où l'administration est toujours omniprésente dans la gestion des affaires publiques et même dans l'opération électorale. D'autant plus que les assemblées n'ont pas de grandes prérogatives, et notre souhait est de voir l'Assemblée communale évoluer telle une petite République, dans le sens profond du terme. Autrement dit, la commune devrait être indépendante financièrement et souveraine dans la prise des décisions, de signature de marchés, et de leurs suivis, car il faut dire, sans ces conditions, on ne pourra opérer le changement espéré, et les bilans seront toujours les mêmes. C'est précisément pour ces raisons, que les compétences sont nécessaires pour effectuer le changement attendu. Il s'agit de s'adapter à la réalité du terrain et apporter les solutions praticables. Il est inutile de rappeler qu'il fut un temps où les collectivités locales étaient corrigées par des personnes illettrées, aujourd'hui nous sommes passés à une nouvelle étape, où l'obligation de résultats mettra les élus devant leurs responsabilités.

Pensez-vous que le taux de participation sera plus important que celui des législatives?
Je ne pense pas que le taux de participation dépassera les 40%.
le problème ce ne sont pas les nouvelles dispositions de lois. Il y a une sorte de méfiance de la part des citoyens, qui vient des effets des anciennes pratiques. Il faut du temps pour récolter les fruits des nouveaux mécanismes et de la nouvelle gestion, dans la mesure où les gens ont déserté les urnes, à cause des fausses promesses et du discours mensonger. Par ailleurs, il y a une frange de la société, qui y croit et qui a repris espoir de voir une Algérie nouvelle. Cela étant, il y a un travail de fond important à effectuer pour arriver à la vraie pratique de la politique, dans le sens où ce dernier doit être régulier et permanent, en dehors des périodes de vote. Cela dit, les résultats ne seront pas pour demain. Il ne faut pas s'attendre à voir de grands changements immédiatement. C'est un travail qui s'inscrit dans la durée, et qui vise au changement des mentalités. 

De Quoi j'me Mêle

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