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Ali Arezki, directeur général de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA)

«Personne ne nous a fait du chantage»

«Les usagers détenteurs d’anciens abonnements non consommés, pour cause de fermeture du métro, seront compensés pour toute la durée qui reste en reliquat.»

L'Algérie n'a pas été victime de chantage de la part de l'entreprise française, la Ratp, qui gérait le métro d'Alger, dont le contrat n'a pas été renouvelé. C'est ce qu'affirme Ali Arezki, directeur général de l'Entreprise Métro d'Alger (EMA), qui a repris, depuis le 1er novembre 2020, la gestion de ce moyen de transport névralgique de la capitale. Il intervenait, hier, dans l'émission L'Invité de la rédaction, de la chaîne 3 de la Radio nationale.
Ce responsable a, en effet, apporté un démenti «catégorique» à la rumeur portant sur «la rétention, par la Ratp, de la base de données dédiée à la gestion du métro d'Alger, après son départ».
«Les rumeurs» faisaient également état «de l'incapacité des techniciens algériens d'assurer la gestion du métro d'Alger, après le départ des Français». Beaucoup a été dit, en effet, au sujet des raisons de la suspension de l'activité du métro, ayant duré plus de 18 mois. Dans ce sillage, le même responsable a affirmé que «le choix de suspension du trafic du métro d'Alger est motivé par des raisons de sécurité sanitaire». Plus explicite, il dira que «cette décision avait été prise par les autorités dans le cadre de la préservation de la santé des citoyens». «À partir de ce jeudi, ce sont des compétences et du personnel à
100% algérien qui vont assurer l'exploitation, le service et la maintenance du métro d'Alger», révèle le premier responsable de l'EMA.Cela avant de préciser que «cette société, à 100% algérienne, a été créée dans le cadre de la promotion de l'outil national et la concrétisation de l'expertise algérienne».
Ali Arezki précise, également, que l'opérateur étranger a été chargé de l'exploitation et de la maintenance du métro d'Alger dans le cadre d'une convention classique, non renouvelable, qui est arrivée à terme le 31 octobre 2020.
«Durant ces 9 années, nous avons réussi à opérer un transfert de compétences et à former l'ensemble du personnel qui est versé, aujourd'hui, dans l'exploitation et la maintenance du métro d'Alger». Le directeur général de l'EMA a insisté sur «la nécessité d'observer un protocole sanitaire strict pour assurer la remise en service du métro». En plus de l'obligation, pour les usagers, de porter le masque et d'utiliser du liquide hydroalcoolique, l'entreprise prévoit «d'effectuer des opérations de désinfection à longueur de journée», affirme Ali Arezki.
Le tracé de la ligne du métro d'Alger, qui s'étend actuellement sur 18,2km de longueur avec 19 stations, est, selon le même responsable, «appelé à s'agrandir puisque l'entreprise a lancé deux extensions.
«La première extension, de 9km, va relier le centre d'El Harrach à l'aéroport d'Alger, en passant par le quartier d'affaires de Bab Ezzouar avec 9 stations», a détaillé le DG de l'entreprise. Cela avant d'affirmer que «les travaux de génie civil avancent très bien, ils sont réalisés à plus de 70% et l'extension sera livrée au premier trimestre 2026.» «La deuxième extension va desservir la commune de Baraki, très dense en population, à partir d'Aïn Naâdja, sur 4,4 km, avec 4 stations», a poursuivi l'interlocuteur. Il a également fait savoir
«que cette extension sera livrée en deux étapes, la première à la fin de l'année 2023, puis à la fin de l'année 2024 en seconde étape». Ali Arezki a précisé encore que «le coût de ces deux extensions s'élève à 160 milliards de dinars, pour la partie génie civil, sur financement public».

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