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On célébrait, hier, la journée internationale de la langue maternelle

Tamazight menacé de disparition?

Pour l'Unesco les langues et le multilinguisme peuvent faire progresser l'inclusion et atteindre les Objectifs de développement durable.

On fêtait, hier, la Journée mondiale des langues maternelles dans une conjoncture exceptionnelle marquée par l'émergence de la pandémie de Covid-19. L'Algérie, à l'instar de tous les pays du monde, ne déroge pas à la règle en fêtant cette date très importante sur le plan linguistique. D'ailleurs, en reconnaissant la langue amazighe comme langue nationale et officielle et en déployant des efforts pour son développement et son enseignement dans l'école algérienne, l'Algérie prend de l'avance sur beaucoup de pays développés où les langues maternelles sont dramatiquement marginalisées au nom d'un jacobinisme complètement dépassé par le temps et l'évolution du monde.
Toutefois, ces efforts déployés ne doivent pas nous faire oublier le sens des urgences. Malgré les avantages juridiques dont elle bénéficie ces dernières années, la langue amazighe disparaît, peu à peu, sans crier gare. C'est l'Unesco qui a tiré, à cet effet, la sonnette d'alarme en 2015. Cet organisme onusien, a en effet, alerté sur le danger de la disparition qui guette actuellement quelques 13 variantes de la langue amazighe, rien qu'en Algérie. Dans certaines régions, y compris en Kabylie où l'on croit à tort que tamazight est solide, le parler n'est accessible qu'aux personnes âgées.
En effet, au-delà des programmes épistolaires qui se tiennent à cette occasion, il convient de relever la nécessité de déployer des moyens afin de stopper cette tendance à la disparition au fil des générations. Ainsi, l'Unesco cite la corendjé, parlé essentiellement dans le région de Tabalbale, le tamazight aux alentours d'Arzew, le tagragrant de Touggourt et Ouargla le chenoui à, Tipasa, Cherchell et Ténès ainsi que tagouraït, le zenète de l'Ouarsenis et Tissemsilt, le chleuh de l'Atlas blidéen jusqu'à Médéa, le senoussi de Tlemcen et le chelha de Beni Bousaïd. La situation n'est guère meilleure du côté du désert avec la menace qui pèse sur le tamachek des touareg et le tidikelt de In Salah.
Par ailleurs, pour l'Unesco les langues et le multilinguisme peuvent faire progresser l'inclusion et atteindre les objectifs de développement durable dont le principe est de ne laisser personne de côté, estimant que l'éducation, fondée sur la première langue ou la langue maternelle, doit commencer dès la petite enfance, car la protection et l'éducation de la petite enfance est le fondement de l'apprentissage. Cet organisme onusien affirme enfin que la célébration de la Journée internationale de la langue maternelle de l'Unesco appelle les décideurs politiques, les éducateurs et les enseignants, les parents et les familles à s'engager davantage en faveur de l'inclusion dans l'éducation et la société pour faire progresser la reprise de l'éducation en cette période de Covid-19. Elle contribue également à l'engagement de Cali 2019 envers l'équité et l'inclusion dans l'éducation et à la Décennie internationale des langues autochtones des Nations unies (2022-2032).

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