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Oran

Trois passeurs sous les verrous

«Au moins 35 harraga algériens ont été mis en quarantaine après avoir été testés positifs au Covid-19», dévoile-t-on.

Les «Boat people» clandestins. Encore une fois, le phénomène de l'immigration clandestine, appelé localement la harga, revient en force, l'accalmie de la mer est, contre toute attente, plus que «motivante». Les plages du littoral Ouest sont, en un laps de temps, transformées en salles d'embarquement à ciel ouvert. Les candidats à la mort certaine sont d'autant plus nom-breux que les réseaux des passeurs surabondent de toutes parts, ces derniers faisant l'objet de démantèlement l'un après l'autre.
Le dernier en date remonte à cette semaine. «Les services de la police d'Oran ont démantelé une bande, comprenant trois individus, spécialisée dans l'organisation de traversées clandestines par mer». C'est ce qu'a révélé la direction de la communication et des relations extérieures près la sûreté de la wilaya d'Oran, soulignant que «l'opération a été déclenchée suite à l'exploitation d'informations parvenues à la brigade mobile de la police judiciaire de la cité Bouamama, à l'est de la ville d'Oran. La même source ajoute qu'il s'agissait là de «trois individus qui fabriquaient des embarcations pour organiser des traversées clandestines par mer». Dans cette opération, les mêmes services ont, dévoilent les mêmes sources, saisi «15 embarcations de 4 à 5 mètres de long, 16 moteurs, une boussole, un appareil GPS, neuf jerricans remplis de carburant, deux combinaisons de plongée, des lampes et un véhicule utilitaire qui servait à remorquer les bateaux et à transporter le matériel», expliquant que «les objets saisis étaient dissimulés à l'intérieur d'une ferme située dans la partie Est de la ville d'Oran, celle-ci abritant un atelier clandestin pour la fabrication d'embarcations».
Ainsi donc, les traversées de migrants algériens vers les côtes européennes, en particulier les côtes espagnoles, prennent de l'ampleur. Dans la soirée du 1er juillet 2021, plus de 200 Algériens sont arrivés à Almeria, ville côtière de l'Espagne. Ces chiffres ont été donnés par Francisco Jose Clémente Martin, membre d'une ONG espagnole chargée de l'accueil les migrants. Neuf embarcations, ont été interceptées par la Garde civile espagnole, celles-ci transportaient, en grande partie, des Algériens. Plusieurs centaines d'entre eux, ayant réussi à quitter clandestinement le territoire national, ont été interceptés en Espagne ces jours-ci. La mêmes source ajoute qu'«entre le 30 juin et le 2 juillet, au moins 400 harraga algériens ont été interceptés dans la seule région d'Almeria, dans le sud de l'Espagne». Plusieurs autres dizaines de migrants ont été arrêtés et remis à la Croix-Rouge espagnole, cette organisation a jugé utile de les placer en isolement. Francisco Jose Clémente Martin, lanceur d'alerte pour le Centre international pour l'identification des migrants disparus a, dans sa page Facebook, révélé que «la Garde civile de San José avait déplacé à Almería Capital trois embarcations et 14 hommes algériens», signalant le sauvetage, par les mêmes services, de 32 personnes, dont deux femmes, dans les îles Baléares». La même source révèle qu'«en fin de semaine passée, soit le vendredi, 10 Algériens ont été sauvés à Carthagène», en plus de l'interception de deux autres embarcations transportant 35 Algériens.
Les chiffres sont au plus haut niveau. Durant la nuit du 1er juillet, les autorités ibériques ont mis fin au projet de pas moins de 250 Algériens, parmi lesquels on comptait plusieurs femmes et plusieurs enfants. Et ce n'est pas tout. Au moins 35 harraga algériens ont, après avoir été interceptés, été mis en quarantaine suite à leurs tests positifs au Covid-19.

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