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Préventions contre la haine

Un observatoire verra bientôt le jour

Le discours de haine peut constituer une arme redoutable sur les réseaux sociaux.

Un projet de décret «fixant les modalités d'organisation de l'Observatoire national de la prévention de la discrimination et du discours de haine» a été examiné hier par le gouvernement. Réuni sous la présidence du Premier ministre, Nadir Larbaoui, le gouvernement a pris ce décret «dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi n 20-05 du 28 avril 2020». Il convient de noter que cet observatoire s'est imposé en rapport avec le comportement sur le web de certains individus qui font la promotion d'une ségrégation que rien ne justifie dans la société algérienne. Outre des discours haineux, quelques énergumènes tentent d'attiser la division en jouant sur la fibre identitaire et religieuse. Cet observatoire aura la mission d'évaluer la prépondérance de ce phénomène dont les actes sont condamnés par la loi. Même si le discours de haine a tendance à être combattu par les citoyens eux-mêmes, il n'est pas moins important de prévenir la moindre dérive. Il faut dire que la discrimination et le discours de haine peuvent constituer une arme redoutable que les ennemis distillent sur les réseaux sociaux. En cela, l'observatoire a sa raison d'être.
Outre ce décret qui relève de la protection de la société contre des dérives susceptibles d'entraver la marche normale du pays en suscitant des troubles, le gouvernement a planché sur «la stratégie nationale de valorisation des hydrocarbures», rapporte le communiqué du Premier ministère. Concerné par ces communications, ce sujet est on ne peut stratégique, en ce sens qu'il matérialise le concept de diversification économique. Il faut souligner l'ambition de l'Algérie de traiter à moyenne échéance plus de 80% des hydrocarbures extraits localement dans une industrie performante de transformation. Il faut savoir que le pétrole et le gaz transformé sur place apportent une grande plus-value à l'économie nationale et pourvoyeurs de nombreux emplois. La communication a certainement fait le point sur l'évolution des différentes actions de cette stratégie.
La seconde communication a concerné «la mise en place de l'Agence nationale du foncier urbain». S'inscrivant dans l'application sur le terrain des directives présidentielles «relatives à l'accélération du processus de parachèvement» des instances prévues par la loi sur les investissements, il faut savoir à ce propos que «la pleine mise en oeuvre des différents mécanismes prévus par le nouveau dispositif législatif et réglementaire régissant le foncier économique, industriel, urbain et touristique» constitue une étape cruciale dans le développement des investissements en Algérie. En plus d'être un facteur déterminant dans l'acte d'investir lui-même, le foncier constitue un bien public précieux et non renouvelable. La loi sur le foncier promulguée, il y a quelques mois, a permis de décongestionner un secteur qui souffrait d'une grande opacité. Mais il restait encore quelques instruments nécessaires pour un fonctionnement optimal de cette loi. Ainsi, cette Agence nationale du foncier, une fois opérationnelle, permettra «la réalisation de projets d'investissement et la réalisation d'un développement économique global», note le communiqué du Premier ministère.
Lors de cette réunion, le gouvernement a examiné «un avant-projet de loi relatif à la protection des personnes à besoins spécifiques». Le communiqué n'apporte aucun détail de ce texte de loi. 

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