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Les six personnalités qui conduiront le dialogue connues

Un vrai challenge

Les six personnalités ont reconnu qu’elles n’étaient pas représentantes du Hirak populaire, ni ses porte-paroles mais qu’elles veillent à ne point trahir l’esprit de la révolution pacifique.

Cinq hommes et une femme pour une mission délicate. Celle de mener l’Algérie à bon port à un tournant crucial de son histoire. Vont-ils réussir ? Karim Younès, Fatiha Benabbou, Smaïl Lalmas, Bouzid Lazhari, Abdelwahab Bendjelloul et Azzedine Benaïssa, ces six personnalités qui viennent de s’auto-installer , comme l’a affirmé Karim Younès, se disent «conscientes de l’ampleur du blocage politique que vit le pays actuellement», raison pour laquelle ils ont «accepté cette mission en toute liberté». Mais sont-ils en mesure de rassembler les Algériens autour d’une table de dialogue pour construire un consensus fécond, très large et qui va permettre de construire la nouvelle République ? C’est ce à quoi aspire le peuple qui, depuis le 22 février dernier, ne cesse de battre le pavé pour un lendemain meilleur. Cependant, depuis l’éclatement de la révolution pacifique, le peuple est devenu exigeant, lucide et ne se laissera nullement duper par de fausses manœuvres. Les six personnalités, perçues comme disposant des qualités de crédibilité et d’intégrité, le savent et veillent à ne point trahir l’esprit de la révolution pacifique. D’ailleurs, elles ont reconnu qu’elles n’étaient pas représentantes du Hirak populaire, ni ses porte-paroles mais que leur participation à cet effort collectif pour sortir de cette crise découlait de leur «engagement devant la nation et le peuple». Et pour montrer leur bonne foi, les six personnalités ont, dès la première rencontre avec Bensalah, posé leurs conditions. La première, une exigence à maintes fois exprimée par les manifestants, est l’instauration d’un climat apaisé, avant tout dialogue. Accordée. Abdelkader Bensalah a annoncé « la possibilité d’élargissement des personnes, dont l’interpellation s’est faite en lien avec le déroulement des marches populaires». Il a aussi dit «envisager l’allègement du dispositif sécuritaire pour garantir la liberté de circulation». Enfin et concernant les médias, le chef d’Etat a fait part de sa disponibilité à «faciliter l’accès aux médias publics à toutes les opinions (…) et à toutes les expressions politiques, sans exclusive». L’autre condition posée est le départ du gouvernement Bedoui et son remplacement par un gouvernement de consensus, formé de technocrates non partisans. Cette demande, faut-il le rappeler, demeure un des principaux objectifs des manifestants. Ces derniers exigent depuis le début du mouvement le départ de Bedoui et de ses ministres. Cependant, la satisfaction d’une telle exigence n’a pas été accordée dans l’immédiat. Bensalah a cependant laissé entendre que ce sera fait prochainement en déclarant que la question «sera soumise à une lecture approfondie sur le plan des contraintes constitutionnelles et ne saurait tarder à trouver une issue telle que souhaitée par la volonté populaire». Le Panel a donc réussi à arracher deux revendications exprimées par le Hirak. Des points positifs qui seront, à ne pas en douter, comptabilisés dans son actif et renforceront son crédit auprès du peuple. Reste maintenant au Panel de convaincre les différentes tendances d’accepter le dialogue pour construire un consensus sur la démarche à adopter permettant une sortie de crise. Pour Abdelkader Bensalah, le processus est clair et doit conduire à l’élection présidentielle. Il l’a d’ailleurs, rappelé, encore une fois, jeudi dernier, après avoir reçu les six personnalités en insistant sur les raisons constitutionnelles, politiques et stratégiques qui imposent l’organisation de l’élection présidentielle «dans des délais rapprochés», soulignant que «cette dernière est la seule solution véritablement démocratique». Une démarche qui est aussi partagée par Karim Younès. L’ex-président de l’APN est même convaincu que cette solution sera adoptée par la majorité «dès lors que le dialogue sera ouvert à toutes les forces et acteurs du paysage politique ». Et du moment qu’il y a «du répondant» du côté du pouvoir, comme l’a affirmé l’une des six personnalités, Smaïl Lalmas, après sa rencontre avec Bensalah, ce qui se traduit donc par l’existence d’une volonté politique réelle d’aller dans la bonne direction, on peut espérer que l’Algérie a peut-être fini par trouver sa voie.

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