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Le colonel Ali Mellah À l’honneur, hier, À M’kira

Une stèle érigée à sa mémoire

Connu sous le nom de guerre de Si Chérif, il était réputé pour son sens aigu de l’organisation.

La commune de M'kira a rendu un vibrant hommage au colonel Ali Mellah, hier, à l'occasion du 63ème anniversaire de la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne, qui coïncide avec la date du 18 septembre. Pour la circonstance, la famille révolutionnaire, ainsi que les responsables de la direction des mou-djahidine de la wilaya de Tizi Ouzou, ont inauguré une stèle à la mémoire de ce grand homme qui a été, avec le capitaine Ahmed Chaffaï, derrière la structuration de la wilaya vi historique. Les deux hommes connaissaient bien la région des Hauts-Plateaux. Alors que le premier, Ali Mellah, imam, connaissait la région, Ahmed Chaffaï, commerçant, avait exercé dans les wilayas des Hauts-Plateaux, dont Médéa.
En fait, Ali Mellah est né le 14 février 1924, au village Taka, dans la commune de M´kira, daïra de Draâ El Mizan. Il reçut une solide formation, en langue arabe, de la part de son père, qui exerçait comme imam. Ses premiers pas en politique débuteront en 1945, date à laquelle il adhère au PPA (Parti du peuple algérien) où il sera nommé chef de secteur de sa région en 1946.
En 1947, il intègre l´Organisation spéciale, une branche clandestine de combat du PPA et prend part à son congrès, à Blida les 16, 17 et 18 février 1947. Convaincu que l´Algérie ne pouvait se défaire du joug colonial que par les armes, Ali Mellah se lance dans la sensibilisation à la cause du Mtld (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques). Quand la campagne électorale de 1947 arrive, le jeune Ali est identifié par la police colonialiste qui commence à le rechercher. Fuyant les poursuites de la police française, il sera affecté à Tigzirt-sur-Mer.
Dans les années 1948-49, il enseigne à Aïn Bessem, où il sera encore pourchassé pour ses activités politiques clandestines. Il revint à Dellys où il exerce la responsabilité de chef de région avant d'être affecté, en 1952, à Ouadhias, Sidi Naâmane, Tigzirt et Azazga. Et c'est dans ces dernières régions qu'il prendra part aux actions du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Il commandera, d'ailleurs, lui-même, les opérations de Azazga, dans la nuit du 1er Novembre. Le 14 novembre, ses hommes tuent 14 soldats français.
Connu sous le nom de guerre de Si Chérif, Ali Mellah est réputé pour son sens aigu de l'organisation. Le 25 janvier 1955, Ali Mellah dirigera une opération de récupération d'armes, réussie, et en dotera ses régiments. Ali Mellah sera envoyé en repli à Aïn El Hammam, à cause d'une blessure à la jambe. En novembre 1955, il réussit un assaut contre le poste militaire français de la même région, avant d'être affecté à Tizi Ouzou pour assurer l'intérim de Amar Driss.
Ayant fait un rapport détaillé sur les régions du Sahara au congrès de la Soummam, il sera, en effet, affecté, avec le capitaine, Ahmed Chaffaï, pour assurer la structuration militaire de la wilaya. Il entreprend, dès septembre 1956, sa mission, en commençant par la dynamisation de l'organisation politico-administrative et la formation des groupes armés qui commenceront, ainsi, à attaquer l'armée coloniale à travers le territoire du Sahara. Ali Mellah a été assassiné par un de ses hommes, à Oued Bedj, douar Haïdouria, djebel Chaoun, commune de Tarek Ben Ziad, situé actuellement, dans la daïra de Miliana.

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