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La protection civile révèle des chiffres inquiétants

3.500 départs de feu chaque année

Ce sont 88 hectares de récoltes et d’espaces boisés détruits par des incendies dus à des imprudences.

La fréquence des incendies n'a cessé d'augmenter à travers le temps, avec un nombre annuel de feux quatre fois plus élevé que pendant la période coloniale, dépassant, pour les trois dernières années, 3 500 feux/an.
En ce temps de canicule, les feux de campagne se multiplient. Aussi, l'extrême prudence est-elle recommandée. Ainsi, deux incendies survenus dans les wilayas de Relizane et Saida ont détruit 88 hectares de récoltes agricoles et d'espaces boisés.
Les services de la Protection civile, qui ont signalé, hier,ces deux sinistres, ont précisé que le premier incendie a détruit 50 hectares (ha) de cultures de blé dans un champ situé dans la vallée de Keri, dans la commune de Sidi M'hamed Ben Ali, lieu se situant à quelque 80 km à l'Est de Relizane.
Le chargé d'information des services de la Protection civile (PC) de la wilaya, le lieutenant Abbès Khamallah, a indiqué que les agents de cette institution sont intervenus pour éteindre le feu survenu lundi soir et ont réussi à empêcher la propagation des flammes vers d'autres zones, ce qui a permis de préserver du désastre une superficie de 320 ha. L'opération menée par les éléments de la PC pour maîtriser ce feu a duré trois heures à cause de la canicule. L'unité secondaire de Sidi M'hamed Ben Ali a mobilisé deux équipes avec des agents de différents grades dotés de camions et de matériels d'intervention.
Dans la wilaya de Saida, un incendie, qui s'est déclaré lundi dans la forêt de Sidi Merzouk, située dans la commune de Sidi Boubekeur, a détruit 38 ha d'espaces boisés et des récoltes, a-t-on également appris des services de la Protection civile locale.
Les flammes ont ravagé une zone de 35,5 ha d'arbres de chêne, de cyprès et d'alfa, 1,5 ha d'orge et un ha de blé dur, a-t-on fait savoir.
Les agents de la Protection civile, soutenus par des agents de la Conservation des forêts, ont réussi à éteindre le feu et les services compétents ont ouvert des enquêtes pour déterminer les causes exactes de ces deux sinistres.
Au delà de cette information locale, il est incontestable qu'une amélioration supplémentaire des moyens techniques et une meilleure répartition de l'effort d'aménagement et d'équipement en Algérie, pourraient contribuer à réduire encore les bilans des surfaces incendiées. L'existence des feux sécuritaires et l'explosion du nombre d'éclosions témoignent, si besoin est, de l'importance du contexte social et politique. Les responsables au niveau national comme local appellent au renforcement des mesures de sensibilisation du public, qui pourraient permettre de diminuer les incendies causés par les «imprudences».
Il faut savoir que des actions commencent également à être engagées pour former du personnel spécialisé aux techniques d'enquêtes sur les causes de mise à feu.
Sur le terrain, la répartition des centres de secours relève d'une logique «urbaine» et leur aire d'intervention ne tient aucun, ou peu, compte des formes d'usage du sol dans l'espace rural.
Vingt wilayas ont une densité inférieure à 1 km par 100 ha de forêt et parmi elles, des wilayas très sensibles aux feux que sont Tipaza, Tlemcen, El Tarf, Bejaia, Annaba, Skikda et Ain Defla.

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