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Économie, santé et réduction des méfaits au cœur du GFN 2024

Varsovie, ou comment s’arrêter de fumer

Plus d’une cinquantaine d’experts venus du monde entier se sont réunis dans la capitale polonaise.

Comment arrêter efficacement de fumer? Cette question cruciale est au centre des discussions à Varsovie, où des experts du monde entier se sont réunis pour le 11ème Global Forum on Nicotine (GFN). Se tenant du 12 au 15 juin, cet événement accueille scientifiques, médecins et représentants de consommateurs venus des quatre coins du globe pour échanger sur le thème «Économie, santé et réduction des méfaits du tabac». Le tabac combustible, qualifié de «grave épidémie», est pointé du doigt comme le premier responsable de maladies dans le monde. «Le tabac est une cause majeure de décès, de maladie et d'appauvrissement,» a déclaré le professeur Andrzej Fal, président de la Société polonaise de santé publique, lors de l'ouverture du forum.
Le professeur Fal, expert reconnu en santé pulmonaire, allergies et santé publique, a souligné que le tabagisme est loin devant de nombreux autres fléaux en termes de risques pour la santé mondiale. «Cette épidémie fait plus de 8 millions de morts chaque année dans le monde,» a-t-il précisé. «Le tabagisme est non seulement une menace sanitaire, mais aussi sociale et économique. Les coûts pour les systèmes de santé, ainsi que les pertes de productivité, pèsent lourdement sur les sociétés.» Andrzej Fal a insisté sur la nécessité de politiques de santé publique globales pour lutter efficacement contre ce «tueur silencieux». Il est l'auteur d'un ouvrage intitulé «Avantages sanitaires et économiques de la réduction des méfaits du tabac», dans lequel il défend des approches pragmatiques pour aider les fumeurs à arrêter. «Les politiques doivent être axées sur la réduction des méfaits plutôt que sur une simple interdiction.
Cela signifie offrir aux fumeurs des alternatives plus sûres qui peuvent réduire les dommages liés au tabac combustible.»Le docteur Garrett McGovern, venu de Dublin, a abordé la question souvent mal comprise de la nicotine. «Ce n'est pas la nicotine qui tue, mais les substances issues de la combustion de la cigarette,» a-t-il affirmé. McGovern, spécialisé dans le traitement de l'abus de substances, a mis en avant les dangers des produits chimiques libérés par la combustion du tabac. «La fumée de cigarette contient plus de 4000 substances toxiques, dont le goudron et le monoxyde de carbone, responsables de nombreuses maladies, notamment cardiovasculaires.» Il a souligné que bien que la nicotine soit addictive, ce sont les produits de combustion qui sont les véritables coupables des maladies liées au tabagisme. «La nicotine est responsable de la dépendance, mais pas des maladies graves comme les cancers du poumon ou les maladies cardiaques. Néanmoins, elle rend les fumeurs extrêmement dépendants, plus que certaines drogues dures. «Elle arrive en troisième position des substances les addictives du monde, après l'héroïne et la cocaïne» souligne t-il. Pour dire à quel point, il est difficile pour ceux qui se sont»shootés» avec de s'en débarrasser.
Les interventions des 50 experts présents, tels que l'Américaine Vivien Azer, la Suissesse Gizelle Baker, la Suédoise Carissa Düring et le Britannique Clive Bates, ont unanimement reconnu la difficulté pour les fumeurs de se libérer de cette addiction sans accompagnement. «Le tabac est une drogue qui engendre une dépendance physique, psychologique et comportementale dont il est très difficile de se libérer,» ont-ils déclaré. Selon ces experts, les risques de rechute sont élevés. «Seuls 3% des fumeurs parviennent à arrêter sans aide,» ont-ils révélé, s'appuyant sur des études scientifiques. «97% des fumeurs échouent sans accompagnement.» C'est pourquoi ils plaident pour l'accompagnement par des produits à base de nicotine plus sûrs.
«Le développement rapide se poursuit dans les technologies qui offrent aux consommateurs des alternatives plus sûres au tabac combustible, à l'image des patches, des chewing-gum à base de nicotine, des vapes, les alternatives orales comme les sachets de nicotine et les nouvelles formes de snus, ainsi que le tabac chauffé», affirment les experts qui ont participé à l'atelier science Lab, présidé par l'américaine, Summer Hanna.

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