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Le prix Matoub Lounès décerné, hier, à Draâ El Mizan

Pour que nul n’oublie…

Khadidja Djama, écrivaine ; la fille du regretté, Saïd Boukhari, ainsi que le journaliste et écrivain Mohamed Benchicou ont été les premiers récipiendaires de ce prix.

Une vive émotion a régné, hier, durant la cérémonie de remise du prix Matoub Lounès contre l’oubli, décerné chaque année par l’association culturelle berbère Amgud de Draâ El Mizan dans la wilaya de Tizi Ouzou. La bibliothèque communale de Draâ El Mizan s’est d’ailleurs avérée trop petite pour accueillir tout le monde car ils étaient venus des quatre coins de la Kabylie pour prendre part à cet événement devenu une véritable tradition et dont l’objectif est d’honorer la mémoire du poète-chanteur Matoub Lounès en récompensant des personnalités du monde de la culture et de la politique qui demeurent fidèles à la trajectoire et à l’esprit du combat qu’avait mené le Rebelle durant toute sa vie.

Un combat continu
Un combat qu’il n’a pas cessé jusqu’à ce qu’il tombe en martyr un certain 25 juin 1998 à Tala Bounane sur le chemin vers son village natal Taourirt Moussa, tant chanté et aimé par le poète. Karim Larbi, président de l’association Amgud de Draâ El Mizan qui a tenu d’abord à remercier toutes les personnes qui ont marqué de leur présence cet événement. Il a en outre rappelé l’objectif assigné à l’organisation, une fois par année, d’une journée commémorative dédiée à Matoub Lounès ainsi que la nécessité impérieuse de maintenir l’attribution de ce prix décerné chaque année à trois personnalités du monde de la culture, de la politique et même du monde sportif. L’essentiel étant que les lauréats aient contribué, d’une manière ou d’une autre, et de façon active, à la promotion de toutes les idées et des objectifs pour lesquels Matoub Lounès avait voué sa vie. Le même animateur culturel a d’ailleurs rappelé que ce prix est à sa douzième édition et qu’en dépit des difficultés d’organiser régulièrement un tel événement, les membres de l’association Amgud sont dotés de la volonté nécessaire pour ne pas baisser les bras et pour rester à la hauteur des attentes. Lors de la cérémonie de la remise des prix aux trois lauréats, les récipiendaires ou les membres de leurs familles se sont montrés très émus d’être honorés par un prix qui porte un nom aussi prestigieux que celui de Matoub Lounès. C’est le cas notamment de Khadidja Djama, écrivaine et figure de proue de la radio algérienne chaîne 2 (kabyle). Cette dernière a exprimé, en marge de la réception de ce prix, toute sa joie de recevoir un prix qui porte le nom d’un grand symbole du combat et de la culture amazighe. Il en a été de même de la fille du regretté Saïd Boukhari, l’un des plus grands militants du Mouvement culturel berbère. La fille de Saïd Boukhari a affirmé : « Je suis très honorée de représenter mon regretté père dont tout le monde connaît le combat et le parcours pour l’identité amazighe qu’il n’a pas cessé de mener durant toute sa vie. »

Des lauréats à encourager
Il y a lieu de préciser que le journaliste et écrivain Mohamed Benchicou est le troisième lauréat de cette douzième édition du prix Matoub Lounès contre l’oubli. En plus de la cérémonie de remise de ce prix, plusieurs activités culturelles ont eu lieu hier dans la même ville. En effet, une conférence sur la vie et l’œuvre de Matoub Lounès a été animée par l’écrivain et journaliste Yacine Hebbache, auteur du livre « Matoub Lounès, le chemin vers le mythe ».
Une autre communication a été animée par l’ancien animateur de la chaîne de radio kabyle, Amar Derriche. Une exposition de photos, d’articles de presse, de livres étaient également abritée par la bibliothèque communale de Draâ El Mizan tout au long de la journée d’hier.

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