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L’épreuve du temps

Voilà déjà six mois que le Mouvement populaire a surpris tout le monde en investissant par des milliers de manifestants, les rues du pays, mais aussi celles de la capitale où les marches étaient interdites depuis plus de dix-huit ans. Force est de constater que, six mois plus tard, le mouvement déjoue encore tous les pronostics le donnant en perte de souffle puisque, vendredi dernier, une fois encore, malgré la chaleur suffocante et les effets d’une période estivale qui aura mis à rude épreuve l’économie du pays comme celle des ménages, les manifestants étaient toujours là. La mise hors course du clan Bouteflika, persuadé d’infliger le cinquième mandat à un peuple anesthésié, dans l’unique but de poursuivre le pillage dont on mesure à peine, aujourd’hui même, les conséquences dramatiques, puis le déclenchement de la lutte contre la corruption qui a vu de nombreuses figures de la présidence Bouteflika, considérées jusque-là comme intouchables, placées sous les verrous, l’appel sans cesse réitéré des autorités actuelles à un dialogue « sincère et sans exclusive » pour trouver une issue à la crise, tout cela montre que le chemin parcouru, depuis février dernier, est loin d’être négligeable.
En témoigne la prise de conscience impressionnante du Mouvement populaire dans son ensemble, quant à la nécessité de privilégier une mobilisation pacifique, tout en tirant profit d’une liberté d’expression pour le moins inhabituelle. Sauf que sa faible structuration reste un lourd handicap et qu’il lui faudra bien définir une représentation légitime, à l’instar des partis et de la société civile. Cela étant, on peut dire que, désormais, le peuple algérien s’est manifestement réconcilié avec la politique et qu’il sera difficile de lui contester la maîtrise de son devenir. Cependant, la situation est à ce point bloquée qu’il importe de consentir des efforts pour engager le processus consensuel de sortie de crise. Le pays a, en effet, cruellement besoin de triompher de cette impasse institutionnelle dont les effets sur l’économie sont, de plus en plus, inquiétants. Il faut souhaiter que l’instance consultative, initiée par le panel, parvienne à travailler dans une relative sérénité et, surtout, qu’elle puisse se forger une indispensable légitimité, nourricière d’un dialogue inclusif qui ouvrirait la voie à une élection présidentielle, en rassemblant toutes les forces vives du pays. Condition nécessaire à la naissance de la IIème République. Pour le moment, nous n’en sommes qu’aux premières lueurs et force est de constater que l’impasse risque encore de durer. 

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