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Sous les pavés, la confiance refleurit

On peut dire que les mises en détention provisoire des anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que d’autres cadres de l’Etat et du patronat, même si elles ne préjugent en rien des décisions futures de la justice quant à leur responsabilité dans le pillage des ressources du pays, ont déjà une première conséquence. Elles font entrer dans l’histoire, et de manière plutôt fracassante, les magistrats de la Cour suprême, plus ou moins fraîchement installés à leurs postes et, déjà, sous les feux de la rampe, avec un applaudimètre de la société à faire pâlir de jalousie les ténors des formations politiques prétendument représentatifs. Ils héritent, en effet, de l’aura qui plane sur le véritable artisan de la guerre contre la corruption, menée tambour battant contre les ténors de la Içaba dont le peuple réclamait ouvertement « la tête ».
Ainsi, les manifestants du Hirak ne s’y sont pas trompés en reproduisant les slogans habituellement entendus depuis le 22 février dernier, « djeich-chaâb, khawa khawa » et en soulignant, avec une évidente satisfaction, le rôle du vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah qui avait appelé la justice à exercer pleinement sa mission en matière de lutte contre la corruption.
Depuis que le glaive de la justice a commencé à frapper dans le tas, on observe une résurgence de la confiance du peuple dans sa première institution, l’armée, même si
certains slogans restaient de mise lors du 17ème rendez-vous du Hirak. Jamais, depuis l’accession du pays à l’indépendance, il n’ y a eu de mesures aussi spectaculaires contre le banditisme politico-économique et on
comprend pourquoi les manifestants y trouvent un regain d’espoir et de détermination. Assumées sous le regard à la fois étonné et enthousiaste de millions d’Algériennes et d’Algériens, certains méfiants et d’autres sceptiques, ces décisions tombent à l’instar du couperet dont ils ont rêvé pendant des lustres. Et les mis en cause ont beau avoir construit des châteaux en Espagne, les voilà rattrapés par la roue du destin, au moment où personne n’y croyait guère.
Inculpés et mis en détention provisoire, dans le cadre de l’article 573 du Code de procédure pénale, Ouyahia, Sellal, Haddad, Tahkout et bien d’ autres, tous les autres qui sont, désormais, sous les fourches Caudines de l’instruction judiciaire en passe de transmettre le dossier d’accusation dont ils auront à répondre, contribuent, malgré eux, à cimenter le lien indéfectible qui unit le peuple et son armée. Une armée dont il apparaît, de jour en jour, que l’appel à l’unité et à la vigilance a bel et bien été entendu.

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