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Alger, Tunis et le Caire dénoncent les flux d’armes libyennes

Les trois pays réaffirment leur soutien à la solution politique

Ils ont réitéré leur rejet total des ingérences étrangères dans les affaires internes de la Libye, soulignant que ces ingérences, latentes ou avouées, sont de nature à exacerber la situation déjà critique, dans un pays où prolifère la menace terroriste sous des formes diverses.

La réunion ministérielle tripartite de Tunis à laquelle a participé jeudi le MAE algérien Sabri Boukadoum aux côtés de ses homologues tunisien, Khemaïes Jhinaoui, et égyptien, Sameh Choukri, aura permis de dire haut et fort « l’inquiétude » et « la préoccupation » des trois pays voisins de la Libye, face à une situation qui constitue une véritable menace à la sécurité de la région et à sa stabilité. Les trois ministres ont conjugué leur approche et leur conviction pour analyser une situation explosive, née de l’offensive du général à la retraite Khalifa Haftar encouragé par des pays qui n’ont que faire des intérêts du peuple libyen, et encore moins de ceux des pays voisins directement impactés par les conséquences prévisibles d’un conflit en train de s’internationaliser. C’est pourquoi ils ont souligné leur détermination commune et leur volonté de déployer les efforts nécessaires pour « rapprocher les points de vue des parties libyennes et les convaincre de décréter un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ». Comme aussi, ils se sont engagés à lancer un appel aux différentes parties concernées pour qu’elles épargnent au peuple libyen frère davantage de souffrances et qu’elles fassent prévaloir l’intérêt suprême de la Libye.
C’est ainsi que les ministres des Affaires étrangères ont exhorté, à cet effet, les parties libyennes à « faire preuve de la souplesse nécessaire, cesser l’escalade et retourner au processus politique dans le cadre d’un dialogue inter-libyen inclusif », tel qu’il est entrepris par l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Ghassan Salamé. Considérant qu’il n’y aura aucune solution militaire à cette crise libyenne, devenue un terrain de jeu pour des affrontements politiques et religieux de certains pays tiers qui n’appartiennent pas, de surcroît, à cette aire géographique, les ministres ont fortement insisté sur l’indispensable sauvegarde du processus politique mené depuis fin 2015 par l’Organisation des Nations unies (ONU), arguant qu’il importe de l’appuyer par tous les moyens tant il constitue l’unique voie de règlement du conflit par et pour les Libyens Cela étant, ils ont réitéré leur rejet total de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de la Libye, soulignant que ces ingérences latentes ou avouées, sont de nature à exacerber la situation déjà critique, dans le pays où prolifère une menace terroriste sous des formes diverses.
Les trois ministres ont en outre exprimé sans faux-fuyants leur condamnation totale de la poursuite des livraisons d’armes vers la Libye, malgré l’embargo décrété par l’ONU, livraisons assurées « par des parties dans la région et autres », en contradiction totale avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. C’est là, ont-ils tenu à avertir, un facteur d’aggravation du conflit et des souffrances du peuple libyen.
Les chefs de la diplomatie de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Egypte ont appelé, de ce fait, le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités vis-à-vis de toutes les violations des décisions d’interdiction d’exportation des armes vers la Libye comme ils ont mis l’accent sur l’impérieux besoin de poursuivre leur coordination et leur coopération dans la lutte antiterroriste afin d’assécher ses sources de financement et en finir avec ce fléau qui menace non seulement la Libye voisine où sont en train d’affluer des centaines de terroristes de tous poils mais aussi l’ensemble de la région. Ils ont enfin réaffirmé avec force leur attachement à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Libye, appelant à la nécessaire unification de toutes les institutions nationales libyennes pour leur permettre d’assumer pleinement leurs responsabilités et la représentation de toutes les composantes du peuple libyen.

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